V. — Atrésie et Rétrécissement du col utérin
Nous avons déjà parlé de Vatrésie congénitale de l'utérus et des phénomènes de rétention du fluide menstruel qui en résultent (hématométrie)^ nous n'y reviendrons pas; c'est de V atrésie acquise que nous voulons dire quelques mots (1).
Vatrésie reconnaît comme cames les accouchements laborieux avec déchirures du col et sphacèle des tissus, les avortements, les injections caustiques, les cautérisations répétées, les ulcérations du col ayant duré fort longtemps, conséquence de la mélrite chronique, les divers traumatismes chirurgicaux portant sur le col, etc.; — quand il n'y a que rétrécissement (sténose), il provient de cicatrices qui reconnaissent les mêmes causes précédentes, et il ne siège habituellement qu'à l'orifice externe.
On ne doit pas considérer comme rétrécissement les obstructions du canal cervico-utérin par des productions organiques et les corps étrangers, ou l'oblitération de ce canal par adossement des parois résultant de déviations utérines.
Caractères cliniques. — Si le rétrécissement n'a lieu qu'après la ménopause, il ne donne lieu à aucun accident la plupart du temps;
(1) Bidard, De Vatrésie utérine acquise, thèse Montpellier, n" 6, 1879.