‹ Eléments de pathologie chirurgicale (volume 5)Chapitre 135 sur 218 · KLUAÎO?. — FAT II. CU1K. VI · texte numérisé non relu

KLUAÎO?. — FAT II. CU1K. VI

tacher, surtout dans la suture de la plaie utérine, à empêcher toute communication de la cavité de la matrice avec les surfaces cruenlées.

D'une façon générale, la règle à suivre pour le traitement du pédicule dans Thystérectomie ne peut jamais être identique, ni même aussi fixe que dans l'ovariotomie; il faut ici faire une part encore plus large à l'imprévu, et nous croyons être dans le vrai en disant :

1° Qu'on se trouvera en présence de cas où le pédicule devra être maintenu au dehors;

2° Qu'il en existera d'autres où il y aura indication de le réduire (ligature perdue);

3° Qu'enfin certains cas se rencontreront où la suture utérine pratiquée suivant la méthode de Schrœder trouvera une heureuse application.

D'après cette description, nous voyons donc que, quelle que soit la hauteur à laquelle porte la ligature ou section sur le tissu du corps utérin, au niveau de l'isthme ou sur la portion sus-vaginale du col, Yhystérectomie est seulement partielle et qu'une plus ou moins grande quantité de la matrice elle-même constitue le pédicule. — L'ablation totale de l'utérus (méthode de Freund), dont nous dirons un mot à propos des méthodes thérapeutiques applicables au cancer de l'utérus, a été aussi pratiquée pour les fibromes utérins un certain nombre de fois en France et surtout à l'étranger, mais les résultats obtenus ne plaident guère en faveur de cette opération.

Les accidents et complications, qui sont à peu près les mômes que ceux de l'ovariotomie, ne nous arrêteront pas longtemps. — Mentionnons le shock, ou ébranlement nerveux, qui est ici beaucoup plus à craindre, surtout en raison de la longue durée de l'opération, de la perte de sang considérable, des tiraillements dont le pédicule a été le siège ; — le tétanos (Labbé), — les hémorrhagies secondaires, qui sont aussi beaucoup plus fréquentes. — Tillaux, Kocher, ont observé l'œdème des membres inférieurs dès les premiers jours qui ont suivi l'opération ; — on a aussi à craindre le phlegmon péri-utérin, les abcès prévésicaux avec ouverture dans la vessie (Péan), — la péritonite, — h septicémie, etc. Enfin, l'éventration consécutive au niveau de la cicatrice oblige les malades à porter, comme après l'ovariotomie, une ceinture spéciale à pelote médiane verticale, destinée à soutenir le plus possible l'abdomen et à parer à cet inconvénient.

Page 1