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ABCÈS ET ADÉNITES DE L'AISSELLE

axill aires d'origine lymphatique, angioleucites et adénites, ouverts, sont quelquefois suivis de la production d'une fistule, ce qui entretient un écoulement demi-liquide séreux, qui n'est autre chose que de la lymphe coulant par des orifices des vaisseaux lymphatiques afférents à un ganglion, qui ne se sont pas oblitérés. Il y a, en somme, une lymphorrhagie consécutive à l'abcès (1). On traite cet accident tardif par la compression et les injections caustiques, l'injection iodée en particulier.

2. Abcès de la bourse séreuse sous-scapulaire. — On trouve dans Taisselle des abcès chauds graves, à marche rapide, qui sont dus à une suppuration de la bourse séreuse sous-scapulaire. Ces abcès sont accompagnés de phénomènes généraux graves et fusent rapidement. Ils ont pour cause une contusion ou un refroidissement local.

Il faut ouvrir ces abcès de bonne heure et les drainer, passer un tube de l'aisselle à la pointe de l'omoplate. Quelques observations de ce genre ont été publiées dans les recueils périodiques.

3. Abcès hématiques. — A la suite de traumatismes violents appliqués sur l'épaule, de morsure de cheval, de tentatives de réduction de luxation, il se produit de vastes épanchements de sang, qui suppurent parfois, surtout si Ton applique malencontreusement des sangsues sur des parties fortement ecchymosées, ou s'il y a des eschares à la peau, qui en se détachant ouvrent le foyer de l'hématome. Ces abcès ne doivent être ouverts que quand la suppuration est tout à fait évidente.

4. Abcès froids. — La région de l'aisselle est souvent le siège d'abcès symptomatiques de lésions des organes qui l'environnent. Tantôt ils viennent de la carie des vertèbres cervicales, des premières côtes, de la tête de l'humérus, de la clavicule; d'autres fois ils tirent leur origine d'un abcès de l'articulation scapulo-humérale : Velpeau en rapporte deux observations. Des abcès dépendant d'une carie du sternum et développés dans le médiastin peuvent encore arriver jusque dans l'aisselle. Enfin on a observé des cas dans lesquels le foyer axillaire communiquait avec des cavernes ou des pleurésies enkystées. Ces abcès n'offrent rien de particulier dans cette région ; c'est surtout la maladie qui leur a donné naissance que l'on doit s'attacher à combattre.

Us donnent naissance à des fistules qui durent aussi longtemps que la lésion qui a donné lieu à l'abcès froid.

(t) Després, Chirurgie journalière, p. 180.

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y existe, du dixième au treizième jour (1) ; l'œdème de la peau qui existe à ce moment indique que le pus est réuni au foyer. A ce moment on peut inciser. L'incision doit toujours être faite perpendiculaire au pli de l'aisselle. L'ouverture prématurée des adénites a on inconvénient : elle peut éterniser la suppuration, parce que l'on ouvre souvent un ganglion sain pour arriver sur le foyer purulent ; d'autres fois on coupe des vaisseaux qui donnent des hémorrhagies importantes. Que le chirurgien se rappelle donc ce précepte d'ouvrir les adénites seulement du onzième au treizième jour, suivant le degré de profondeur du ganglion malade.

Lorsque l'abcès occupe le sommet de l'aisselle, la fonte purulente du tissu cellulaire détermine une excavation profonde dont les parois ne peuvent être rapprochées, et qui au contraire s'écartent dans les mouvements du membre supérieur, de manière à détruire tout le travail de cicatrisation ; des fistules sont le résultat de cette disposition. La guérison de ces fistules est assez difficile à obtenir. Évidemment on l'obtient plus facilement en condamnant le bras à l'immobilité ; mais ce moyen a l'inconvénient de souder des parties qui naturellement sont assez éloignées les unes des autres et doivent jouir d'une grande mobilité pour permettre l'écartement du bras. Malgré la raideur et la gène qui résultent de ce mode de traitement, c'est encore le meilleur moyen dont on puisse faire usage. On a employé la compression : ce moyen, en rapprochant la base de l'aisselle des parties profondes, a dans quelques cas été suivi de succès. On a vu quelquefois ces fistules guérir spontanément lorsque les malades prennent de l'embonpoint. Le régime substantiel était à ce moment recommandé, aujourd'hui tout cela est inconnu ; le drainage imaginé par Chassaignac a rendu, pour le traitement des adénites axillaires, des services incalculables, parce que l'écoulement régulier du pus n'entrave plus la réparation rapide de la cavité de l'abcès.

Il est possible de faire avorter les adénites axillaires. Lorsque le chirurgien est consulté dans les deux premiers jours, il doit appliquer huit sangsues. Cette émission sanguine peut arrêter l'inflammation. Mais il faut en même temps panser les plaies de la main ou des doigts. Passé le deuxième jour jusqu'au cinquième, un vésicatoire volant peut encore arrêter l'inflammation; le vésicatoire aurait encore, suivant Velpeau, l'avantage de limiter l'inflammation. Le vésicatoire appliqué dans ce cas doit être pansé avec des cataplasmes.

A partir du cinquième jour, on panse avec des cataplasmes en attendant la formation du pus.

Lymphorrhagie consécutive aux adénite* de Vaisselle. — Les abcès

(1) Després, Chirurgie journalière, 2* édition, p. 6

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