‹ Eléments de pathologie chirurgicale (volume 5)Chapitre 166 sur 218 · ABCÈS ET ADÉNITES DE L'AISSELLE · texte numérisé non relu

ABCÈS ET ADÉNITES DE L'AISSELLE

axill aires d'origine lymphatique, angioleucites et adénites, ouverts, sont quelquefois suivis de la production d'une fistule, ce qui entretient un écoulement demi-liquide séreux, qui n'est autre chose que de la lymphe coulant par des orifices des vaisseaux lymphatiques afférents à un ganglion, qui ne se sont pas oblitérés. Il y a, en somme, une lymphorrhagie consécutive à P abcès (1). On traite cet accident tardif par la compression et les injections caustiques, l'injection iodée en particulier.

2. Abcès de la bourse séreuse sous-scapulaire. — On trouve dans Taisselle des abcès chauds graves, à marche rapide, qui sont dus à une suppuration de la bourse séreuse sous-scapulaire. Ces abcès sont accompagnés de phénomènes généraux graves et fusent rapidement. Ils ont pour cause une contusion ou un refroidissement local.

Il faut ouvrir ces abcès de bonne heure et les drainer, passer un tube de l'aisselle à la pointe de l'omoplate. Quelques observations de ce genre ont été publiées dans les recueils périodiques.

3. Abcès hématiques. — A la suite de traumatismes violents appliqués sur l'épaule, de morsure de cheval, de tentatives de réduction de luxation, il se produit de vastes épanchements de sang, qui suppurent parfois, surtout si Ton applique malencontreusement des sangsues sur des parties fortement ecchymosées, ou s'il y a des eschares à la peau, qui en se détachant ouvrent le foyer de l'hématome. Ces abcès ne doivent être ouverts que quand la suppuration est tout à fait évidente.

4. Abcès froids. — La région de l'aisselle est souvent le siège d'abcès symptomatiques de lésions des organes qui l'environnent. Tantôt ils viennent de la carie des vertèbres cervicales, des premières côtes, de la tête de l'humérus, de la clavicule; d'autres fois ils tirent leur origine d'un abcès de l'articulation scapulo-humérale : Velpeau en rapporte deux observations. Des abcès dépendant d'une carie du sternum et développés dans le médiastin peuvent encore arriver jusque dans l'aisselle. Enfin on a observé des cas dans lesquels le foyer axillaire communiquait avec des cavernes ou des pleurésies enkystées. Ces abcès n'offrent rien de particulier dans cette région ; c'est surtout la maladie qui leur a donné naissance que l'on doit s'attacher à combattre.

Us donnent naissance à des fistules qui durent aussi longtemps que la lésion qui a donné lieu à l'abcès froid.

(t) Després, Chirurgie journalière, p. 180.

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