‹ Eléments de pathologie chirurgicale (volume 5)Chapitre 174 sur 218 · AFFECTIONS DE LA MAIN · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DE LA MAIN

partie solide du squelette, qu'elle soit irréductible, fixée ou maintenue immobile par le chirurgien. Au poignet, on fléchit la main, on l'appuie sur un corps solide, le bras d'un fauteuil par exemple : les anfractuosités de la face dorsale du poignet disparaissent; celui-ci présente une surface lisse et arrondie sur laquelle la tumeur est écrasée par une pression vigoureuse exercée avec le dos du doigt indicateur fléchi ou avec les pouces. L'interposition d'une feuille de carton, l'usage de l'étau réglé par un dynamomètre, la percussion répétée avec un maillet, sont peu usités. A la suite de cette opération, le liquide, passant dans le tissu cellulaire ambiant, est résorbé. Des récidives cependant ont été observées après l'écrasement; on fera, pour les prévenir, une compression suffisante, à 1* effet d'appliquer les parois du. kyste l'une contre l'autre.

La ponction faite à la base d'un pli de la peau ou après avoir fait glisser les téguments sur la tumeur de manière à pouvoir détruire le parallélisme en les abandonnant à eux-mêmes après avoir retiré l'instrument; la ponction sous-cutanée avec une aiguille à cataracte, ne déterminent pas en général d'accidents, mais sont souvent insuffisantes pour amener la guérison ou prévenir les récidives.

L'incision a été préconisée par Barthélémy (de Saumur) ; il fait passer un ténotome sous la tumeur, et la divise en deux moitiés en retirant l'instrument, le tranchant en haut Malgaigne a cru devoir multiplier les incisions pour un ky&te uniloculaire où l'incision simple n'avait pas suffi.

Les injections iodées, employées par Velpeau dans le traitement des ganglions, ont généralement réussi.

Le séton filiforme et le drainage de Chassaignac ont procuré quelques guérisons; mais des accidents inflammatoires graves y ont fait renoncer.

Quant à Vincision, à Y excision, à V extirpation, elles sont avec raison abandonnées, à cause des accidents qu'elles provoquent. Cependant ces méthodes se trouvent indiquées, la première dans les cas où le kyste renferme des corps rizifoemes nombreux ; l'extirpation et l'exc<>ion deviennent indispensables pour ces tumeurs .à parois épaisses dont on ne pourrait obtenir la guérison que par des moyens indiqués plus haut.

ARTICLE VI

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