ARTICLE V
DES ABCÈS PAK CONGESTlOIf. — MIG&ATECRS^ OSSIFLCEIVTS (Gerdy).
Lorsque nous avons décrit rostéite, la carie, la nécrose et les deux formes de Taffection tuberculeuse des os, nous avons eu plusieurs fois l'occasion de parler des abcès par congestion, qui se manifestent si souvent comme une des conséquences de ces affections; maintenani que nous connaissons ces diverses altérations du tissu osseux, une description générale de ces abcès se présente naturellement comme le complément de leur histoire.
Sous le nom d'abc^g pur congestion, les anciens désignaient les col« lections purulentes qui se forment sans avoir été précédées par un travail phlegmasique local ; ce terme co^re^pondait donc à la dénominatioa moderne d'abcès froid. Mais les chirurgiens de ce siècle ont restreint la signification de ce mot, et ne remploient que pour désigner les amas de pus qui, ayant pour point de départ une altération osseuse, viennent se montrer dans une région plus ou moins éloignée de leur source ; définition attaquable, sans doute, en ce qu'elle n embrasse point tous les cas particuliers, mais que nous consonerons cepemLint, parce qu'elle s'applique au plus grand nombre, et qu elle a pour elle Tusage el Tautorité des meilleurs auteurs.
Boyer propose de n'appliquer ce nom qu'aux abct^ causés par U carie du corps des vertèbres, ou d'une grande articulation, comme celle du fémur avec le bassin. Mais >i l'on considère que ces abcès présentent les mêmes sym|>tùines, suivent la même marche, entraînent les mêmes dangers, n*clament le même traitement, quel que suit leur poiol d'origine, on concevra facilement ce qu'il y aurait de vicieux à envisager