‹ Eléments de pathologie chirurgicaleChapitre 26 sur 102 · C. UfiK da Indnra M coolinfunl ht l'ipopbjw f*ctjtrHit · texte numérisé non relu

C. UfiK da Indnra M coolinfunl ht l'ipopbjw f*ctjtrHit

Il est toujours facile de reconnaître cette fracture à la simple vue ou par le toucher; son pronostic est basé sur les complications.

Le traitement consiste à replacer les fragments, soit k l'aide des doigts introduits dans la bouche, soit à l'aide d'une sonde coodolte dans les narines. Pour maintenir celte réduction, on pourrait, si noe partie du bord alvéolaire était détachée, l'ussujuttir en liant, à l'aide d'un fil métallique, les dents de ce fragment à une dent voisioe in-

PRACTORE de L*0S MAXlLLAtRB SUPÉRlËUft. 2&1

plantée sur Tautre portion de Tos. Les deux arcades dentaires doivent être, à Taide d'une mentonnière, tenues en contact et complètement immobiles; le blessé sera nourri pendant toute la durée du traitement avec du bouillon ou des potages très-liquides donnés à l'aide d'un biberon ; il évitera de parler.

Ces moyens simples me paraissent préférables à l'usage de la machine compliquée inventée par Graefe^ pour permettre au malade de parler et de manger. (Voy. la figure de cette machine. Gazette des hôpitaux, iS62, p. 412.)

Lorsque plusieurs os de la face sont fracturés et qu'il yaenfoncement des deux maxillaires supérieurs, même d'un seul, l'opérateur éprouve quelquefois de très-grandes difiicultés pour réduire et maintenir le fragments. Il n*est pas rare, malgré que le traitement soit bien conduit^ de voir les fragments se consolider vicieusement; ce qui a souvent pour effet, soit de produire une difformité plus ou moins apparente, soit de gêner la parole, soit de comprimer le canal nasal et d'entretenir un larmoiement continuel.

Si la fracture se trouve compliquée de la destruction du bord alvéolaire^ il faut recourir à la prothèse pour suppléer à la perte de sub* stance.

Les fractures du maxillaire supérieur produites par les armes à feu sont presque toujours accompagnées de fractures multiples des os de la face. A l'aide du toucher et des indications fournies par les symptômes fonctionnels^ il est d'ordinaire assez facile de reconnaître le point précis où siège le projectile, et de le distinguer au milieu des portions d'os fracturés. Néanmoins le diagnostic offre parfois de trèsgrandes difficultés : c'est ce qui advint dans un cas observé récemment par M. le docteur Maurel chez un jeune homme qui avait été atteint d'une balle dans la région de l'arcade zygomatique. Le projectile, perdu profondément^ avait déterminé des ecchymoses étendues et deshémorrhagics assez graves du côté des régions voisines^ et il était impossible de constater sa présence au toucher. M. Péan lit des explorations à Taide du stylet de porcelaine, et reconnut que la balle, après avoir fracturé la racine du maxillaire, était venue s'aplatir contre la paroi postérieure du sinus maxillaire au-dessous du plancher de l'orbite* L'extraction put être pratiquée avec succès.

Ces fractures guérissent habituellement avec une extrême facilité^ lors même qu'elles se compliquent d'esquilles situées profondément. Mais il importe, au moyen de lavages fréquents, de favoriser la détersion des organes blessés, afin de prévenir la résorption des matériaux purulents versés par l'infiammation dans les cavités naturelles de la face, d'ouvrir promptement les abcès qui se formeraient au voisinage et de soutenir les forces par une médication et une alimentation toniques,

RiLATON. — PATH. CHIR. U — 16

Page 1