ARTICLE XII
fRAt^TURES DE L'OS MAXILLAIRS INFÉRIEUR.
Les fractures de Tos maxillaire inférieur sont plus communes i elles seules que toutes celles de la face ensemble : cependant, mal gré sa position superficielle, on peut dire que cet os est raremen fracturé.
Causes. — Les causes ordinaires de ces fractures sont toujours de^ violences extérieures qui rompent Tos, soit dans le point de leur applî cation, en tendant à redresser la courbe parabolique que représente fa mâchoire, soit dans un point plus ou moins éloigné, en exagérant si courbure. Les causes le plus souvent notées sont : un coup de bâton un coup de pied de cheval, appliqués sur le devant de la mâchoire. Oi a observé des fractures par contre-coup au col du condyle à la suiti d'une chute sur le menton. A ces causes ordinaires de fractures, ajoutons l'explosion dans la bouche d'une arme à feu, même sans qui la balle ait touché Tos maxillaire, par la seule expansion des gax dan la cavité buccale (Dupuytren).
Presque toutes ces fractures ont été observées chez des hommes ë dans Tâge adulte.
VARiiiis. — La solution de continuité peut être située au niveau de fa symphyse, ce qui est rare ; sur les parties latérales du corps de l'os, ce qui est le plus fréquent ; enfin d'autres fois elle porte sur ses bran* ches, au col du condyle, à la base de l'apophyse coronoîde. La rareU de la fracture symphysaire explique pourquoi, après avoir été admise par Hippocrate, elle avait été contestée par Boyer et plusieurs chi* rurgiens recommandables. La preuve de son existence a été démon* trée à Tautopsie par MM. J. Cloquet et Chalvet [Bull, de la Sce, onat., 4859). Les fractures du corps de Tos sont habituellement com^ plètes, cependant elles sont quelquefois incomplètes. C'est ainsi que M. Gariel a trouvé à l'autopsie une simple fissure située au niveau d« canal dentaire et qui n'intéressait qu'une portion de l'épaisseur de rot. D'autres fois une fracture complète est accompagnée de plusieurs fissures qui naissent du sillon de la fracture, comme l'a obsené M. Chas* saignac, ou qui en restent distantes, ainsi que cela existait dans il fracture verticale incomplète des deux condyles observée récemmeol par M. Vemeuil. Sur cette pièce, dont nous donnons la figure ci-contic (flg. 73), la branche droite présentait trois fissures, dont l'une sur la iicc