PRACTDRBS DES OS D£ LA JAMBE
6 sur ce coussin^ de manière qn'elle dépasse de 12 à 15 centiis le bord interne du pied; un aide maintient dans celte position issin et Tattelie que le chirurgien fixe à la partie supérieure de la 3 par plusieurs tours de bande. Ainsi appuyée sur le coussin et fixée lartie supérieure de la jambe, l'attelle laisse entre elle et le bord 16 du pied un intervalle de 6 à 7 centimètres égal à l'épaisseur de se du coussin ; ce vide estjdestiné à pere le renversement du pied en dedans, et Ile doit fournir un point d'appui aux ban- [ui exerceront une traction sur le pied, cela^ le chirurgien^ ayant fixé autour de riie inférieure de l'attelle le Chef de la ëme bande^ dirige celle-ci successive-
de Tattelle sur la face dorsale du pied, an bord externe^ sous sa plante^ sur l'atpuis de celle-ci sur le cou-de-pied et sous Ion, pour revenir ensuite sur l'attelle et Quer de la même manière jusqu'à ce que la bande soit employée. En embrassant dans les mêmes cercles l'attelle et le coued, puis l'atlelle et le talon alternativef il complète la réduction de la fracture (02).
puytren se proposait, à l'aide de cet apt, de remédier au mouvement de bascule, erçant^ par l'intermédiaire des ligaments ux externes^ une traction qui portait en is le sommet de la malléole externe ;
en étudiant TefTet de cet appareil, on [u'il a surtout pour résultat d'incliner en is toute la partie antérieure du pied ; or, avons vu que les déplacements des os et brmation du pied résultent d'un mouveen sens inverse. Cet appareil remplit donc manière la plus satisfaisante toutes les itions : il attire le sommet de la malléole dans et en avant, il replace l'astragale a mortaise ; il relâche les tissus placés à tie interne de l'articulation ; rapproche trémités du ligament latéral interne, s'il a été rompu, et rétablit tact entre la malléole interne et le tibia, si cette apophyse a été lée.
nme la bande supérieure et Tinférieure laissent entre elles un
Fie. 202. — Appareil de Dupuytren pour combattre les déplacements du pied en deburv.
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intervalle dans lequel on voit à nu l'articulation et le lieu de la fracture dans toute son étendue^ on recouvre ces parties décompresses trempées dans une liqueur résolutive, que Ton peut renouveler sans enlever Tappareil; le pansement terminé, on couche le membre demi-flécbi sur son côté externe.
On peut reprocher à cet appareil de se déplacer facilement; les bandes se relâchent, le coussin s'affaisse^ l'attelle se porte en avant ou en arrière : aussi serait-il bon de remplacer les bandes sèches par des bandes enduites de dextrine ; on pourrait également placer autour du membre une bande roulée enduite de plAtre ou de dextrine^ et appliquer par-dessus cette bande Tappareil de Dupuytren, qu'on laisserait en place jusqu'à dessiccation complète.
Le membre conserverait alors la forme que lui a fait prendre l'appareil provisoire, et ne serait plus exposé au déplacement consécutit L'appareil ainsi construit aurait sur le précédent l'avantage d'être plus léger; mais les plis qui existeraient nécessairement vers le côté interne de l'articulation du pied exerceraient peut-être une pression douloureuse.
Dans la fracture par diastase, il suffit de rapprocher les deux malléoles, afin de rendre à la mortaise tibiale ses dimensions normales; une bande roulée enduite de plâtre, autour de l'articulation tarsienne, suffira pour atteindre ce but.
Les complications seront traitées par les moyens locaux ou généraux que nous avons exposés dans nos considérations générales.