‹ Eléments de pathologie chirurgicale./ [electronic resource] (volume 2)Chapitre 133 sur 225 · POLYPES · texte numérisé non relu

POLYPES

TUMEURS DE l’uTÉRUS.

» paraissent avoir pris une tumeur de ce genre pour la matrice elle- » même, môme après l’ablation du polype. »

Ces polypes, comme on le voit, résultent de l’hypertrophie des éléments de la muqueuse et plus spécialement des glandes; — ils sont donc ijlandulaires, et se rencontrent surtout dans le col, mais non pas exclusivement ; on peut en trouver dans le corps de Tutérus (de Monlfumat). — Us sont recouverts d’une enveloppe épidermique, ou mieux épithéliale, à cellules cylindriques; — leur masse est formée de tubes (à dilatations multiples) remplis de mucus visqueux et dont les extrémités sont munies d’un grand nombre de vésicules glandulaires. — On y rencontre parfois de véritables kystes ou canaux {P. kystiques ou canaliculés) remplis demucus. On constate aussi dans leur structure du tissu conjonctif, des éléments cellules et parfois des fibres-cellules lisses. — Ils sont le plus souvent multiples, et leur pédicule peut s’allonger à tel point que nous en avons opérés qui faisaient saillie hors de la vulve et descendaient comme un battant de cloche jusqu’au milieu du tiers supérieur de la cuisse. — A côté de cette variété nous mentionnerons V adénome yol y peux., o\x polype folliculaû'e^ décrit par G. Schrœder (1). Il en a rapporté deux cas : — dans l’un, le polype, du volume du poing d’un enfant, ressemblait à un petit kyste de l’ovaire; — dans l’autre, il avait l’aspect d’un doigt. Ils étaient constitués de deux parties, l’une centrale, formée par le tissu utérin, c’est-à-dire par du tissu conjonctif et muscidaire ; l’autre par des kystes dus à la dilatation excessive des glandes utérines (2).

h&s, polypes fibrineux (Velpeau, Kiwisch), tout à fait dilférents des j)olypes muqueux, sont des masses pédiculées, mollasses, friables e4 spongieuses, dont la consistance rappelle un peu celle de l’épiploon, blanchâtre à l’extérieur, rouge ou d’un brun foncé à l’intérieur. — Ces productions sont encore imparfaitement connues et l’on n’est pas d’accord sur leur nature intime. Les uns les considèrent comme un caillot sanguin plus ou moins organisé, qui s’est grelfé sur la muqueuse et a subi diverses métamorphoses (3) dans un utérus préalablement dilaté (apoplexie utérine, Kiwisch); d’autres affirment qu’ils proviennent toujours d’un avortement, et n’y voient que des débris placentaires où se sont produites des hémorrhagies (Scanzoni, Aran, Ch. Robin). Cette dernière opinion est beaucoup trop exclusive, car ces polypes peuvent se montrer en dehors de tout avortement (.\Ia-

(I) C. Schrœder, Uus Adenom des utérus, in Revue des scienc. méd. en France et à l’étranger de G. Ilayem. 2“ l'asc., ocl. 1878, l. Xlt, p. 5C2.

(2; Luna, Des kystes folliculaires de la matrice, thèse inaug. Paris, 1852. — Caiidroii, Des adénomes de l'utérus eide leur traitement, thèse. Paris, 1873.

(3) Gh. West en a vu devenir le siège d’une organisation analogue à celle des hèinorrliagics de rarachno'ide.

^Ll.ATü.^■. — l’AMi. caai.

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