AFFECTIONS DE LA VULVE
VÜLVITES.
prui’it, se développe surtout chez les femmes grasses et pendant la grossesse. — 11 aflecte la forme aiguë ou chronique. — Dans le premier cas il existe un gonflement peu ac centué de la vulve, avec rougeur et production de pustules qui se crèvent, laissant à leur place, après écoulement d’un liquide visqueux, des croûtes plus ou moins épaisses.
— S’il est chronique, il est bien plus tenace, occupe le pli génitocrural, les lèvres, les nymphes, et s’étend quelquefois à tout le périnée et môme aux fesses; des éruptions successives ont lieu; les vésicopustules se percent, se dessèchent, tombent, laissent une surface rouge qui est le siège d’un suintement prurigineux continuel, insupportable et s’accompagnant souvent de phénomènes nerveux intenses.
— Cet eczéma chronique se montre surtout chez les femmes scrofuleuses, herpétiques et diabétiques : il ne suffira plus, comme dans le cas où il est aigu, de quelques bains ou lotions émollientes et de poudre d’amidon pour le faire disparaître : il faut instituer un traitement local et général bien ordonné.
Gomme thérapeutique générale, on emploiera tous les antiscrofuleux et les antiherpétiques, parmi lesquels les préparations arsenicales jouent un grand rôle ; — au point de vue local, lotions émollientes d’abord, ensuite les applications modificatrices astringentes et même caustiques. — En général l’usage des pommades ne donne pas de bons résultats. — Les préparations phéniquées, la glycérine phéniquée au cinquantième, ont produit de bons elléts (Eustache) ; on a employé aussi avec avantage le chlorate de potasse, l’eau de goudron, la teinture d’eucalyptus, le salicylate de soude (Chéron), etc.
2“ Affections inflammatoires.
a. Erysipèle de la vulve. — L’érysipèle de la vulve se développe sous l’influence des mômes causes et se présente avec les mêmes symptômes que l’érysipèle des autres régions. Le gonflement est considérable, la rougeur plus vive et limitée par un bord festonné; il a parfois grande tendance à se terminer par suppuration ou par gangrène, se développe souvent par poussées, et offre alors le caractère périodique de la menstruation: les femmes atteintes de fistules vésicovaginales y sont assez sujettes. Aussi cette affection est assez sérieuse et doit être traitée énergiquement par les purgatifs, vomitifs, puis les toniques, etc., et par les lotions astringentes, eau blanche, vin aromatique, gros vin ordinaire (Gourty), glycérine, etc. — On a conseillé la solution de perchlorure de fer, le collodion, mais ce dernier moyen nous semble ici aussi peu efficace et aussi douloureux que sur les parties génitales de l’homme.
l). VuLYiTES. — Nous décrirons les trois formes suivanles: vulvite siniple ou catarrhale, vulvite phlegmoneuse, vulvite glandulaire (1).