CRÉPITATION DOULOUREUSE DES TENDONS
Le traitement de cette paralysie consiste en une application de pointes de feu sur le trajet du nerf radial depuis le coude jusqu’à Taisselle, et l’électrisation localisée depuis la main jusqu’au creux susclaviculaire, en suivant le trajet du nerf.
Paralysie de l'avant-bras et de la main, consécutive à l'usage des béquilles.
Cette paralysie est plus commune chez les malades maigres que chez les gras; elle se produit par suite de la compression des nerfs médian, radial et cubital par la béquille. Elle n’est jamais complète au début, et consiste en une perte de force qui arrête tout de suite l’usage des béquilles. Les malades cessant de se servir de celles-ci, la paralysie ne devient jamais déQniiive.
Cette affection est rapidement guérissable; en deux mois, les malades retrouvent la force. Quelques séances d’électricité avec les courants induits ou les appareils à induclion, tous les deux jours par exemple, pendant un mois, amènent la guérison. Il n’est pas nécessaire de suspendre absolument l’usage des béquilles; mais il faut rembourrer les barres des béquilles avec de la laine, afin de rendre moins dures les pièces de bois qui portent sous l’aisselle. M. Lefort' a exposé devant la Société de chirurgie ce genre de paralysie.
ARTICLE HT
CRÉriTATION DOULOUREUSE DES TENDONS.
Cette affection, désignée quelquefois sous le nom d’af, n’est bien connue que depuis les leçons cliniques de Velpeau. On trouve certes dans les auteurs quelques remarques isolées; mais personne n’avait avant Velpeau songé à en tracer l’histoire complète. Desault (I) avait assurément entrevu cette affection, puisqu’on décrivant les signes de la fracture du radius, Bichat ajoute : « Desault recommandait de ne pas confondre ce dernier signe (la crépitation) avec une espèce de bruit qui se fait entendre quelquefois dans la gaine des tendons des muscles long, court extenseur et long abducteur, soit qu’il résulte d’une infiltration de synovie dans cette gaine, soit qu’une autre cause lui donne naissance. Mais outre que ce phénomène est assez rare.C. » Boyer connaissait également l’aï; il en indique les causes ; il craint comme Desault que l’on ne confonde la crépitation qu’elle détermine avec celle qui résulte d’une fracture. C’est surtout en 1834, dans une leçon clinique faite à
(1) Desault, Œuvres chirurgicales. Paris, 1801, t. I", p. 157. NÉLATON. — l'ATIl. CKIK.