‹ Eléments de pathologie chirurgicale./ [electronic resource]Chapitre 72 sur 112 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Les bourses séreuses, muqueuses, mucüa.gineuses, synoviales, unguineuses, sont des sacs sans ouverture qui, par leur structure, leurs fonctions, leurs maladies, appartiennent essentiellement à la classe des membranes séreuses. Fourcroy, qui, le premier, en donna une bonne description dans six mémoires successifs lus à l’Académie des sciences, leur avait imposé le nom de bourses muqueuses ou mucilagineuses, sous lequel elles sont aujourd’hui généralement connues. La mollesse que cet auteur crut observer dans les parois de ces petits sacs membraneux, dont il comparait la résistance à celle du système muqueux, lui avait fait accepter cette dénomination, qui consacre à la fois une erreur, car cette résistance est égale à celle de toutes les séreuses, et une analogie complètement fausse. Béclard, en les décrivant dans son Anatomie generale sous le nom de bourses synoviales, eut le mérite de les restituer a leur lamille naturelle ; mais en les liant aux séreuses articulaires, il conlondit deux organes dont les fonctions et les maladies dilièrent sous

plusieurs rapports importants. Ces bourses, ainsi que l’avait très lieu- ( i reuseinent démontré Hichat en exposant le mode de développement des i loupes et des kystes séreux, ne sont qu’une simple moditication des aréoles du tissu cellulaire, qui toutes représentent des séreuses à l’état , ' rudimentaire.

Les bourses séreuses sont situées : 1“ au-dessous de la peau ; 2“ au- i i dessous des muscles ; 3° autour des tendons. Partout elles ont pour i

fonctions de favoriser le frottement mutuel des surfaces. Mais tandis I

que les bourses séreuses sous-cutanées et sous-musculaires, en général • peu étendues, sont soumises à un frottement simple, à la manière des \ deux parois d’une vessie qui glissent l’une sur l’autre, nous voyons les | séreuses des tendons se déployer autour de ces organes, les envelopper, comme le péricarde et la plèvre enveloppent le cœur et les poumons, et affecter ainsi la disposition des séreuses les plus compliquées. Les premières nous représentent des séreuses élémentaires, les secondes des séreuses complètes; les affections dont elles peuvent devenir le siège se ressentent de cette différence : de là l’utilité de les étudier séparément.

ARTICLE PREMIER

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