NÉLATON. — PATH. CHIR.,T. I
très juste la sensation que Ton éprouve en touchant la partie alfectée. Au bout de quelques jours, les parties voisines se tuméfient à leur tour, le gontlement est moins dur, les tissus sont comme œdématiés etconservent l’empreinte du doigt. Les mouvements spontanés sont impossibles, les mouvements provoqués causent une douleur très vive; le muscle est dans un état de demi-contraction qui donne aux parties une attitude particulière qui varie avec la fonction du muscle; les téguments conservent, en général, leur coloration normale, cependant ils rougissent lorsque l’inflammation est très intense, ou lorsque la suppuration s’établit. On n’observe d’accidents généraux que dans les cas de myosite très étendue ou très aiguë, dans ce dernier cas il y a de la fièvre, de la soif ; le frisson indique sa suppuration.
Dans quelques cas la maladie est franchement aiguë, la tuméfaction s’établit rapidement, mais elle persiste pendant un temps assez long, d’après M. Fischer, elle aurait une durée moyenne de vingt-huit jours : D’autres fois l’inflammation aflécte la forme chronique, dans ces casl’in. duration se prolonge pendant un temps dont on ne peut préciser la durée. La résolution est la terminaison la plus fréquente de la myosite spontanée, dans quelques cas cependant on a observé la suppuration; celleci est peu abondante ; après la guérison, le muscle semble légèrement diminué de volume.
Étiologie. — La myosite paraît se développer principalement sous l’influence de l’impression brusque du froid, et de la suppression brusque de la transpiration ; d’après la plupart des auteurs, elle succéderait au rhumatisme musculaire. M. Fischer a établi que les observations de rhumatisme musculaire terminées par myosite suppurée étaient loin de d'îmontrer ce qu’elles voulaient prouver; il en conclut avec Chomel, d’ailleurs, qu’il n’est pas certain que le rhumatisme musculaire se soit jamais terminé par suppuration, et qu’il est au moins fort douteux que le rhumatisme soit de nature à produire la suppuration des muscles. La fatigue longtemps prolongée, les marches forcées, peuvent être suivies de l’inflammation des muscles qui ont été le plus souvent en action ; aussi cette alfection est-elle plus fréquente chez les hommes adultes qui se livrent .à de rudes travaux. Sur 13 cas de myosite spontanée recueillis par M. Fischer, il a constaté :
à fois une inflammation des muscles de la région postérieure de la jambe. à fois celle des muscles adducteurs du bras formant la paroi postérieure de l’aisselle.
2 fois celle des muscles de la région externe du bras.
1 fois celle du deltoïde.
1 fois celle du biceps brachial.
1 lo's celle des muscles de la région externe de la jambe.