VII. [liai; nos lie. l'i-iitiuNlii
Les symptômes du début (frisson intense, lièvre, embarras gastri(|ue) sont les signes précurseurs de tant
(1) L'altiuininurii! pasug^re signalée par Vrrai^uU «I »fs «lèvH rtei>II« vrai»eiublabl«niFot il'iinc «mgesUon rénnie IdIfiik. A moins ■l'adinetl» une infection dr» eléRiPtiU du rein par \r» bactérie».
(2) Dnpagaet (Rrf. Uophl., Pari». 1880).
de maladies aiguës, fébriles, qu'il est tout d'abord assez diilicile de se prononcer ; seul Tengorgement ganglionnaire douloureux, précoce, pourrait dans certains cas mettre sur la voie d'un diagnostic anticipé. Après l'apparition de la rougeur, on peut encore confondre l'érysipèle avec l'érythème, une lymphangite ou un phlegmon, mais la marche des symptômes généraux, l'aspect de la plaque érysipélateuse, sa délimitation sous forme de bourrelet, son exquise sensibilité à la plus légère pression ne permettront pas longtemps l'hésitation.
La rougeur de l'érythème n'est ni saillante, ni limitée par un bourrelet, ni douloureuse à la pression. Elle n'est pas annoncée par une adénite et ne s'accompagne pas de phénomènes généraux aussi marqués.
L'angioleucite des troncs ne prête pas à l'erreur, parce que la rougeur est disposée en rubans anastomosés, interceptés par des portions saines de la peau sur le trajet des gros vaisseaux lymphatiques, et parce que les autres symptômes sont assez diflérentiels ; il n'en est pas de même de la lymphangite réticûlaire, qu'un grand nombre de chirurgiens, depuis Blandin, (Desprès, etc.) identifient avec l'érysipèle. Le diagnostic repose sur l'absence de gonflement, de bourrelet au niveau des plaques, sur les fines trainées de l'angioleucite et sur la bénignité presque constante des symptômes généraux.
La môme difficulté surgit quand il s'agit de distinguer l'érysipèle phlegmoneux d'un phlegmon diilus consécutif à des blessures graves, dans lequel les téguments présentent une rougeur mal circonscrite, un gonflement
DBS LÉSIONS TRAtntATIQlJES COUPLIQUJES
œdémateux et les signes de la lyinpliaogile; uti devra se rappeler que dans l'ôrysipèle on ne constate pas un enipâtemeut ni une tuméfaction aussi étendus; que dans le phlegmon ditius les bords de la rougeur ne sont pas aussi brusquement tranchés et que les symptômes fébriles ne précédent pas les lésions locales.
La complication érysipélateuse au niveau d'une lésion traumalique ou d'une plaie opératoire est toujours une cliose fâcheuse et capable d'entraîner la mort.
Les statistiques ne sont pas d'accord sur le ehîlTre de la léthalité. Ainsi Velpeau a eu 35 morts sur 63 cas à la Cbaricé, et Gossetin 70 sur 260 cas, tandis que BiUrolh n'en relaie que iO sur 137 cas {non compliqués, il est vrai). D'une façon générale, Gosseliu soutenait que l'érysipëte opératoire est de moitié plus grave que l'érysipële traumatique ; cette formule est trop exclusive; la question est plus complexe, et il faut tenir compte des âges extrêmes (vieillards, nouveau-nés), des complications antérieures (glycosurie, albuminurie, alcoolisme, etc.) ou concomitantes (formes phlegmoneuse et gangreneuse, fièvre typhoïde, néphrite aiguë, méningite, etc.), du siège (cuir chevelu, face) et de la constitution épidémique qui augmentent singulièrement la gravité du pronostic.
Dans quelques cas d'afTections i-ebelles de la peau llupu»), d'ulcérations de mauvaise nature, de néoplasmes béuins ou malins, on a signalé par contre l'action salutaire de l'érysipèle (ërysipèle curateur) (1) ; aussi
inodi/icaleur (Th. de PurU,
58G PATHOLOGIE CHIRURGICALE GÉNiRALE
des chirurgiens ont-ils cherché à le provoquer chez des malades porteurs de lésions incurables en les exposant à la contagion. J'ai vu moi-même, alors que j'étais rinterne de M. Galliet, des fibromes innombrables de la peau disparaître une première fois sous rinfluence d'un érysipèle, puis reparaître ; une pneumonie amena le même résultat Tannée suivante, mais le malade succomba à cette maladie.