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VII. Traitement

A l'exemple de G. Richelot et de la plupart des auteurs nous diviserons le traitement du tétanos en 1® Prophylactique ; 2^ Curalif ; ce dernier comprend les moyens qui ont pour but de remplir : A. ^indication causale (irritation primitive); B. Vindication pathogéniqne et symptomatique,

1® Traitement prophylactique, — Le rôle incontestable que jouent le froid humide et l'irritation des plaies dans le développement du tétanos d'une part; d'autre part la diminution du chiSre de cette complication depuis l'introduction dans la pratique chirurgicale des pansements antiseptiques (Lister, Saboia, etc.), indiquent aux chirurgiens un ensemble de précautions vis-à-vis de leurs blessés et de leurs opérés. Ces derniers seront placés dans un milieu à température constante (de 18 à 22®), à l'abri du bruit et d'une trop grande lumière; les plaies pansées antiseptiquement seront entourées de ouate, toutes les fois que la région le permettra et l'on évitera avec soin tout froissement, toute exploration qui ne sera pas rigoureusement indiquée. Enfin en cas de traumatisme avec plaie, la première indication est de rechercher et d'extraire tout corps étranger (esquilles, projectiles, éclats de verre) capable d'irriter les filets nerveux. Les nerfs incomplètement déchirés seront immédiatement sectionnés.

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2" Traitemfnl curalif. — a. Lorsque des douleurs vives, des spasmes musculaires au niveau et dans le voisicage du foyer traumatique annoncent l'invasion du tétanos, le» moyens chirurgicaux qui agissent sur les nerfs intermédia {l'es entre la plaie et la moelle ont donné des succès à condition d'être appliqués tout â fait au début, avant que la névrite ait eu le temps de se propager ; dahs le cas de tétanos confirmé, ou bien lorsque les contractures ont débuté par la nuque et la mâchoire, ces mêmes moyens ont presque toujours échoué. La uévrotomie, la polynévrotomie, la résection, la neurothripsie, l'élongation et l'amputation pratiquées au dessus de la plaie ont certainement donné de beaux succès, mais quelques-unes de ces opérations sont parfois diiriciles à exécuter el l'on ne saurait leur accorder une confiance absolue. Dans le même but ou a conseillé sans résultats appréciables la cautérisation de la plaie et son débridement.

B. Les moyens destinés à dompter l'Iiyperexcitabilitê motrice de la moelle sont oussî nombreux qu'iusufiisants. Dés les premières contractures, on îerti bien, si l'on veut assurer l'ingestion des médicaments, des liquides et des laissons, d'introduire la sonde œsophagienne par les narines ou en arriére des molaires, à moins qu'une brèche dentaire n'en permette autrement le passage.

Les narcotiques et les anesthésiques (opium, morphine, rhioral, élher, chloroforme, l>elladone, etc.), forment la base de la médication antitétanique, et it est incontestable qu'ils rendent des services rï-els, soit en calmant les douleurs, soit en atténuant ou même en (aidant cesser les spasmes. Mais dans une aflectioii dont toute

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la gravité réside dans la menace de Tasphyxie (1), leur emploi n^est pas sans danger, à cause des doses énormes que Ton est obligé de donner. Ceux que Ton adopte habituellement en raison de leurs bons effets sont le chloral administré d'une façon prolongée à la dose de 5 à 12 grammes par douze heures, soit par Testomac soit part la voie rectale, et la morphine en injections hj-podermiques. Le chloroforme est très utile en inhalations au moment des redoublements convulsifs. Valcool donné jusqu*à rivresse aurait aussi réussi quelques fois.

D*autre part, Tinfluence pathogénique du froid justifie remploi des sudorifiques (jaborandi, pilocarpine, bains de vapeur) ; Ton a associé plusieurs fois avec avantage au chloral les bains chauds prolongés, Tenveloppement ouaté (Verneuil). On a fait aussi usage, mais sans notable profit, de Tésérine, de Tergot de seigle, des courants continus, des saignées et des révulsifs cutanés (cautérisations, vésicatoires, etc.) dans le but difficile à atteindre de décongestionner les centres médullaires.

Nous ne faisons (jue mentionner les quelques moyens (jui s adressent à la contracture elle-même. Les injections intra-musculaires de morphine et d'atropine ont été préconisées: plus récemment, le curare avait donné de grandes espérances, malheureusement Texpérience cliniijue a démontré rinsullisance habituelle de ces agents thérapeutiques pour enrayer la marche de la maladie.

(1) La (rachôotomio a éié prntiiiiiôo avec succès dans le cas de sf^asme gloUique.

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