IX. Pronoslic
Au point de vue cliniciue, il convient de conserver rancicnne division des tumeurs en hcufijum et en maliijnt's, à condition de ne pas lui donner une rigueur absolue. En effel, la mùine espèce histologicjue, bénigne,
( I ) l/cxanu'D (lu siuij?. d'apK's les rochorches de Hayem {Soc. de Biologie. 1HH<») vï (lo son t'h've Alexamlrt* (Th. de Paris, 188<>), donnerait d'utili'S renseignements pour le diagnostic, la rtVidive et la généralisation des néoplasmes. Le eanrer (s^piirrhe et encéplialoïde), les ostéo-sarcomes et les lymplio sarcomes surtout s'accompagnent d'une leucocytose assez accusée, tandis (|ue les épilhéliomes non ulcérés ne détermineraient pas de leucémie.
lésion peu importante» dans un cas déterminé, peut au contraire avec un siège différent, des conditions d'âge et d'état général mauvaises, devenir d'un pronostic très grave, et entraîner la mort par des perturbations apportées dans des fonctions essentielles.
Nous avons déjà eu occasion de désigner comme tumeurs franchement bénignes, le lipome, le fibrome pur, le chondrome, l'adénome, etc., mais il ne faut pas oublier que sous l'influence d'un choc, d*une contusion, ou bien spontanément, ces néoplasmes peuvent se métamorphoser en tumeurs malignes ; quelquesunes même, sans avoir subi de transformation, se sont généralisées ; il convient donc de faire des réserves.
Parmi les sarcomes et les épithéliomes, on trouve des tumeurs d*un pronostic très variable. L'épulis et répithélioma calcifié sont bénins, tandis que le sarcome encéphaloïde et la plupart des épithéliomes sont très graves. Enfin, les tumeurs malignes par excellence sont les carcinomes et les sarcomes mélaniques (jui s'accroissent, s'ulcèrent, se généralisent, et récidivent d'autant plus rapidement qu'ils sont plus vasculaires et que leurs éléments anatomiques se rapprochent davantage de l'état embryonnaire. Rappelons toutefois qu'opérés tôt, ils peuvent ou bien ne pas récidiver ou ne récidiver que très tardivement.