III. Maladies iuleclieuaes
i" Fihre typhoïde. — L'élude des relations de la (ièvie lyphoide avec le Irauinalisme n'est qu'ébauclioc: elle reste, pour ainsi dire, entiëremeul à faire.
Une afTection qui, comme la fiëvre typhoïde, porte une atteinte profonde à la nutrition, doit exercer une action funeste sur révolution du traumatisme ; deux observations de fractures démontrent, en effet, que sous soD influence le cal s'est ramolli et que la consolidation a lardé à se faire (1). Par contre, Veriieuil a vu la fièvre typhoïde amener la guérison d'une plaie par morsure dont lii cicutrisaliou ne se faisait pas, et celle d'une pseudarthrose datant de plus de deux ans (2).
2» Scarlatiof. — Au chapitre consacré â l'Iierpélisme, nous avons dit que les chirurgiens anglais avaient été des premiers (1863 et 1864) à signaler l'apparition de la scarlatine à la suite des opérations de taille chez les jeunes enfaols, mais c'est seulement plusieurs années plus tard que parurent différents mémoires ou articles (3)
[ (i) Bérengcr-FëraucI, Traité dti fractarrx non «imoHdétt H de» tudivrlhrosea^^t'ui, 1871).
<2> Vemeuil, Mimoirea de Chirurgie. I. IV, p. 3>k( (3) Qowoe, Some aeeount of an épidémie of targieal tearlatîne {fiity't kotp. Reparu, lâT))]. — Pnley et Goodhart. À eontrib. lo Ihe etitii of icartat. in mrg. entes (ibid.). — Rieding^r, Veber ûas Xuflretm ronstarlach. 6ei openrten und Yerv:unaeltn[Cenlralbl. f. Chirurg., 1880). — Treub, Scarlathepidtmie in einer cMntrg, Krankenablheilung (ibid.)-
sur cette question qui a fait le sujet d'une discussion au Congrès international de Londres et à laquelle Trélat avait déjà consacré une clinique en 1878 (1). L'année suivante, Batut (2) étudia cette complication dans sa thèse inaugurale, et depuis parurent dans les journaux anglais plusieurs observations dont les plus récentes appartiennent à Kelly et à Atkinson (3).
La scarlatine apparaît surtout après un traumatisme chirurgical, qu'il soit important (taille, résection du genou, staphylorraphie, ablation de tumeurs, de kystes, etc.), ou peu grave (circoncision, incision d'abcès, etc.), et exceptionnellement après une blessure accidentelle (coup de ciseaux) (Trélat). La presque totalité des opérés sont des enfants. L'influence pathogénique du traumatisme opératoire sur l'apparition de la scarlatine est incontestable ; quant aux théories émises pour l'expliquer, elles sont assez discutables. Comme l'éruption se montre chez les opérés pendant les épidémies de scarlatine, on peut admettre que le trauma ne fait que hâter la manifestation d'un empoisonnement contracté avant l'opération, ou bien qu'il met les malades dans les meilleures conditions d'imprégnation des principes contagieux (J. Paget). Quoiqu'il en soit, la scarlatine chirurgicale
(l) Trélal, De la scarlatine consécutive aux opérations chirurgicales (Progrès méd., 1878).
(i) Batut/ De la scarlatine chirurgicale (Th. de Paris, 1882).
(3) Kelly, ^otes of fexc cases of sa called traumatic scarlet fever {Glascow, M. J. i88G). — Atkinson, Scarlatine and scarlatinifarm éruptions following injuries and opérations (J. Cutan. Vener. Dis. N. 7, 188G, et Maryland Medic. J. 188C).