UT1QUE6 COMPLIQUEES
qui, pour certains auteurs, pourrait se développer spontanément, c'est-à-dire en dehors <le toute épidémie, peut se transmettre à d'autres malades opérés ou non.
La scarlatine modifie d'ordinaire fâcheusement l'évolution de la plaie opératoire qui se réunit rarement par première intention, prend un aspect livide, suppure plus abondamment et peut se compliquer d'accidents (érysipèle, spliacèle, pyohéniie, etc.) mortels. La terminaison fatale peut encore être la conséquence de symplAraes urémiques du fait de la scarlatine (14 fois sur ISO Cas (statistique de Batut), 3 fois sur S cas (statistique de Treub). Si l'on intervientsur une jointure atteinted'une afteclion chronique, d'arthrite tuberculeuse, l'éniption intercurrente peut aggraver la lésion et hâter l'évolution de la maladie ; mais, dans certains cas (observ. de Lannclongue, in thèse de Batut), la scarlatine détermine une sorte de poussée aiguë, laquelle, si elle ne dépasse pas un certain degré, agit avantageusement sur l'état chronique et le modifie comme le ferait une application de , pointes do feu. par exemple. Le chirurgien n'oubliera W8 non plus que la scarlatine retentit pendant quelque sur l'économie, et il dilTérera d'autant plus une I opération non urgente, que la fièvre éniptive aura l.évolué plus anormalement et aura été aggravée par i complications.
Un certain nombre d'anomalies et de particularités mt été relevées dans les diverses périodes de la scar- ! chirurgicale. C'est ainsi que la période d'incus et l'angine prodromique manquent dans un
certain nombre de cas; Tefflorescence apparaît tout d'abord sur les limites de la plaie au lieu de débuter sur le tronc, le pli des cuisses, le bas-ventre, etc. Dans ce cas, une rougeur débutant au pourtour d'une incision et précédée des symptômes généraux habituels (frissons, abattement, malaise, vomissements), peut en imposer pour une menace de phlegmon diffus, de pyohémie ou de septicémie, jusqu'à ce que l'éruption caractéristique ait envahi d'autres régions du corps. Le plus ordinairement , la période d'incubation est réduite à un ou deux jours et la desquamation se fait comme d'ordinaire; parfois, cependant, elle fait défaut. Enfin, l'albuminurie serait une aggravation fréquente, puisque Thomas Smith l'a observée 3 fois sur 7 de ses opérés. En résumé : « Le traumatisme chirurgical crée une prédisposition au développement de la scarlatine qui a un début brusque, un type anormal et trouble la circulation des plaies » (Dunoyer).
3<> Variole, — Nulle à la période dMncubation, l'influence de la variole se fait sentir en diminuant la suppuration des plaies traumatiques pendant les périodes d'invasion et d'éruption, et en soulevant les cicatrices récentes par des phlyctènes dont la sérosité devient purulente et qui se déchirent pour laisser à nu une surface ulcérée, grisâtre, de mauvais aspect ; lorsque le contenu des pustules varioliques devient purulent, le pus de la plaie est sécrété lui-même en plus grande quantité, mais le liseré cicatriciel commence à s'ulcérer et à se détruire.
A moins de présenter une certaine gravité, la variole
HATIQUES COHPUQUEES
ne parait pas retarder nolablement la forniation du cal (VerDCuil) (1); cependant elle suspend, d'une manière générale, le processus réparateur des plaies Iraumaliques pendant le cours de l'éruption et même pendant la période de convalescence; elle semble même, d'après la remarque de Desprès (2) et Verneuil, créer une prédisposition ultérieure à l'inflaninriation et à la suppuration des plaies opératoires ou accidentelles. Enfin, dans plusieurs observations (locn citalo), on a noté des complications (lymphangite supputée, érysipèle, gangrène) dont quelques-unes ont aggravé le traumatisme jusqu'à la mort.
Les blessés ne contractent pas plus facilement la variole ni la rougeole que les autres sujets, mais chez eux l'éruption variolique débute à la lois sur le visage et au pourtour de la plaie, pour se disséminer ensuite sur le reste du corps; elle se montre aussi confluente et son évolution est plus rapide au pourtour du foyer traumatique, probablement à cause de l'activité plus grande de la circulation à ce niveau (Dunoyer).
4" Itoutieole. — Si le traumatisme ne modifie pas d'une façon appréciable le cours ordinaire de la rougeole, CD revanche, celle-ci parait troubler parfois la . narcbe des blessures, même après sa guérison (observ. Ede A. Marsch). On la voit suspendre la réparation des l-iolutions de continuité, désunir des cicatrices et provo- |l)uer la gangrène de la plaie (Verneuil, Dunoyer).
38i PATHOLOGIE CHIRURGICALE GÉNÉRALE