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VI. Marche. — Durée. — Terminaisons

D'après Vintensité et la durée très variables des symp-

INFLAHUATION AlGUE

tdines locaux et généraux, on distingue une indammatioa I aiguë, auhaiguê et chronique; cette dernière est tantôt I primitive, et tantôt consécutive k \'é\&l aigu. Nous la décrirons plus loin.

Nous avons vu plus haut (Anatomie pathologique), que le processus phlegmasique aigu peut se terminer :

1" Par résolulioti. C'est le retour à l'état normal anté- J rieur, par dispantion graduelle des symptômes locaux généraux, ou guérison complète.

2' Par suppuration. Considérée jusque dans ces dei nîÈres apnées comme la terminaison à peu près constante 1 «t naturelle de l'inflammation, la suppuration, d'après les travaux récents de Strauss, Pasteur et Cornil, en France, parait subordonnée à l'intervention de micro-oi^nlsmes spéciaux, et I constitue une véiitable comjtlication du processus.

3° Par formations conjonctives et vasculaires permanentea, ou néoplasies (adhérences, hypertrophie, induration, etc.).

4^ Par atrophie simple, ou par dégénérescences diverses (régrexaiom).

5* Par mort locale ou gangrène, lorsque l'inHammation est très violente, lorsque l'état général du malade est mau- TOÏs (fjfcvres graves, alcoolisme, etc.j, et lorsque, en raison da la disposition analomique des parties, il y a étranglement des tissus, et consécutivement, oblitération des vaissoaus, et obstacle aux échanges nutritifs, etc.

fl" Par la mort, consécutive à la violence des symptômes généraux, aux troubles fonctionnels d'organes importants, à des complications graves, tels qu'accidents seplicémiques, elc,

Haia, peut-on rapporter au processus intlammatoire

les néoplasies tuberculeuses et le cancer, etc. t Broussais et Bouillaud avaient déjà soutenu que la tuberculose d*un organe succédait toujours à son inflammation, et tout récemment, Lancereaux, Hanot (1) etc., ont rattaché aux phlegmasies, comme leur étant identiques en beaucoup de points, les néoplasies nodulaires ou granulomes (morve, tuberculose). Enfm, parmi les nombreuses théories pathogéniques du cancer, nous trouvons la théorie de Tirritation, de la prédisposition et de Tinflammation, défendue, entre autres auteurs, par Virchow. Il est \Tai de faire remarquer que ces idées ont été fortement battues en brèche par des anatomo-pathologistes non moins compétents. Quoiqu'il en soit, Tétiologie du cancer et de la tuberculose, comme nous le verrons plus loin, offre encore bien des points obscurs, et nous nous contenterons de dire que, d'une façon incontestable, V irritation inflammatoire d'un tissu ou d'un oi^ne crée pour lui, en en faisant un lieu de moindre résbtance, une prédisposition spéciale au développement primitif ou secondaire (2) des néoplasmes dont nous venons de parler.

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