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DÉLIRE NERVEUX TRAUMATIQUE

Dupuyiren a désigné sous ce nom un état de surexcitation extrême non accompagné de fièvre, survenant chez les blessés adultes, exceptionnellement chez la femme et aux deux âges extrêmes, à la suite de traumatismes divers, ten tative de suicide, fractures compliquées, etc. Les auteurs modernes considèrent cet état comme une manifestation aiguë de Talcoolisme chronique, autrement dit comme un accès do ddirium tirmena provoqué par le traumatisme, de même qu'on le voit éclater dans le cours d'une pneumonie. 11 e.xisle cependant à côté du délire alcoolique traninaticiue des cas dans lesijuels on observe des troubles psychiciues, une sorte de manie qu'on ne peut facilement expli(iuer.

« Vax proie à l'insomnie, les malades sont dominés par une idée plus ou moins fixe, mais presque toujours en rai)port avec leur profession, leurs passions, leurs goûts, leur à«;e, leur sexe. Ils se livrent à une agitation continuelle ; les parties supérieures du corps sont couvertes d'une sueur abondante ; les veux deviennent brillants la face s'anime, se colore ; ils profèrent avec une loquacité extraordinaire des paroles menaçantes, des vociférations

elTiayantes. Leur iaeensibilitè est souvent telle que l'on !i vu des iadividiis alteiols de (raclures des extrémités intérieures , arraclier leurs appareils et marcher eu s'appuyant sur leurs membres brisés, sans éprouver la moindre douleur; d'autres, opérés de bernio, introduisaient leurs doigts daus la plaie et s'auiusaient Croidemeiit à dérouler leurs intestins. » (Dupuytrea.)

Cet état de surexcitation inconsciente peut durer sous (orme d'accès pendant deux à trois jours, puis le blessé tombe dans un sommeil profond d'où il sort guéri et n'ayant aucun souvenir de ce qui s'est passé. Parfois, les accidents s'aggravent et peuvent se terminer (atiilement; ou bien encore on les voit dispaialtre pour se reproduire à didéreutes reprises.

Le délire alcoolique traumatiiiue que la lièvre et d'autres symptômes précis aideront à distiuguer de la méningite, dans le cas de traumatisme violent de la léte, ne présente de gravité que si le patient est porteur de blessures importantes et si Valcoolistne chronique a e.tercé de protonds ravages dans l'organisme (1).

L'indication est de rendre aux cellules cérébrales l'excitation dont les prive l'abstinence de la dose habituelle d'alcool- On prescrira donc ce dernier sous forme de vin de quinquina, de potion au cognac ; l'opium sera eu outre administré non h dose massive, mais au contraire à dose (ractiouuée, comme slimulant du système nerveus.

(I) Il la'il encore ranger sous le lilrrt de Jjlire nprvnix IraumBliiiiic, 1« il61ire émotif, cMoroformiqut, anémtqitc ol iodoforauque.

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