INFLAMMATION DES GAÎNES TENDINEUSES
emploie généralement. S'il y a formation d'abcès, il faut faire des incisions et ménager de nombreuses contre -ouvertures; dans ces cas, les tuyaux de drainage sont d'un excellent usage, parce que très-souvent les bourgeons charnus qui s'élèvent sur le bord des ouvertures des abcès s'opposent au libre écoulement du pus. — Lorsque la suppuration ne veut pas tarir, que le gonflement persiste et que la crépitation se développe entre les os qui concourent à la formation des différentes articulations du poignet (signe qui prouve que le revêlement cartilagineux de ces os est détruit par la suppuration), lorsque en même temps le malade s'épuise de plus en plus, alors il n'y a plus guère à espérer une terminaison par ankylose de la main et la vie est tellement compromise qu'il y a lieu de pratiquer l'amputation de l'avant-bras. Si cette opération est faite à temps, la vie du malade peut encore être sauvée et ce dernier peut se rétablir en peu de temps.
Un mal moins dangereux consiste dans l'inflammation aiguë des bourses muqueuses sous-cutanées; celles qui sont affectées le plus souvent sont la bourse muqueuse rotulienne et celle qui existe derrière le coude; cet accident peut survenir spontanément ou à la suite d'une contusion. Les bourses ne communiquent ni avec l'articulation ni avec les gaines tendineuses; elles se remplissent d'un sérum fibrineux, en même temps qu'il se manifeste des douleurs; la peau devient rouge et le tissu cellulaire environnant prend part à l'inflammation ; cependant la suppuration est rare, si les malades sont soumis de bonne heure à un traitement. Ce dernier doit consister en frictions d'onguent mercuriel ou de teinture d'iode, fixation du membre et compression de la bourse tuméfiée par l'application d'une bande humide assez serrée. La ponction est inutile, et peut même devenir nuisible, parce qu'elle est souvent suivie d'une suppuration qui peut, de son côté, laisser à sa suite une fistule donnant lieu à un suintement permanent fort désagréable.