DES INFLAMMATIONS AIGUËS DES OS, DU PÉRIOSTE ET DES ARTICULATIONS
Considérations anatomiques. — Périostite aiguë et ostéomyélite : Symptômes, terminaisons par résolution, suppuration, nécrose. Pronostic. Traitement. — Ostéite aiguë des os spongieux. — Inflammations articulaires aiguës. — Hijdropisie aiguë (hydarthrose) : Phénomènes. Traitement. — Arthrite aiguë suppurèe : phénomènes, marche^ traitement, anatomie pathologique.— Rhumatisme articulaire aigu. — Accès de goutte. — Inflammations articulaires métastatiques (blennorrhagiques, pyémiques, puerpérales).
Messieurs , •
Le périoste et l'os ont entre eux des rapports physiologiques tellement intimes, que la maladie de l'un de ces deux organes entraîne presque toujours celle de l'autre; si malgré cela nous sommes forcés, pour répondre à un besoin pratique, d'étudier à part, au moins jusqu'à un certain point, les inflammations aiguës, et plus tard aussi les inflammations chroniques du périoste et des os, nous n'en reviendrons pas moins trèssouvent sur le lien qui unit entre elles les affections de ces deux organes. Il faut que je fasse précéder cette étude de quelques prolégomènes anatomiques qui auront leur importance pour l'intelligence du processus que nous allons décrire. Quand on parle purement et simplement du périoste, on entend par là la membrane pauvre en vaisseaux, blanche, mince, d'un brillant pareil à celui des tendons, qui constitue l'enveloppe immédiate de l'os ; à ce propos, je dois ajouter que ce n'est cependant là qu'une partie du périoste, et encore la partie qui, au point de vue pathologique , est d'une importance secondaire. Sur cette couche interne que nous venons de mentionner, est superposée, aux endroits où ne s'insèrent ni tendons, ni ligaments, une couche de tissu cellulaire lâche qui, également, doit être considérée comme faisant encore partie du périoste, et dans laquelle se répandent principalement les vaisseaux qui pénètrent dans l'intérieur de l'os. Cette couche externe du périoste est le siège le plus fréquent des processus inflammatoires primitifs, aussi bien aigus que chroniques; le tissu conjonctif lâche qui