LUXATIONS PHALANGIENNES DES ORTEILS
Deux cas seulement ont été décrits, l'un par M. Broca, l'autre par M. Pinel.
Dans le cas de M. Pinel, l'homme avait eu le pied pris sous son cheval abattu. La phalangette du gros orteil, en luxation complète, était renversée en dedans. Les téguments étaient déchirés et la tête de la phalange faisait issue. A travers la déchirure, on voyait distinctement les tendons intacts et le ligament latéral externe rompu. On redressa graduellement la phalangette qui, après s'être exfoliée, s'ankylosa. Le malade ne put marcher qu'au bout de deux mois.
Dans le cas de M. Broca, le sujet s'était luxé la deuxième phalange du troisième orteil en lançant un coup de pied à un chien. Un examen attentif fit sentir à la face dorsale de l'orteil la saillie de la phalangine, tandis que la phalange proéminait à la face plantaire. La réduction facilement obtenue fut maintenue à l'aide de petites attelles en carton, et au vingt-sixième jour la guérison était complète.
Enfin, chez un troisième malade qui a été récemment traité par M. le docteur Vivier, la seconde phalange du pouce se luxa sur la face dorsale de la première avec une telle force qu'il y eut une ouverture de l'articulation du côté de la face plantaire. 11 fallut endormir le malade au moyen du chloroforme pour obtenir la réduction, et la guérison fut obtenue assez promptement à l'aide de pansements alcoolisés.
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