III. — Corps étrangers dans les voies urinaies
Nous n'avons pas à nous arrêter sur les corps étrangers des reins et de l'urèlhre; ils se présentent, à part les troubles fonctionnels qu'ils provoquent, avec les mêmes caractères que les corps étrangers introduits accidentellement dans les tissus. Nous nous occuperons surtout des corps étrangers de la vessie et de ceux de l'urèthre.
] . étrangers de la vessie.
Si l'on compulse les annales de la science, on trouve un nombre très considérable d'observations de corps étrangers rencontrés dans la vessie; dans un remarquable mémoire publié sur ce sujet, M. Denucé n'en a pas réuni moins de 420 (1).
La nature et la forme de ces corps est extrêmement variable, et si l'on jette un coup d'oeil sur l'énumération faite par M. Denucé, on est bientôt convaincu qu'il n'est peut-être pas de substance capable de passer par l'urèlhre et d'être contenue dans la vessie, qui n'ait été trouvée dans ce réservoir. Il suffit d'ailleurs de se rendre compte du mode d'introduction de ces corps pour avoir une idée de leur diversité.
1° Des fragments d'instruments, des morceaux de brise-pierre, des débris de sondes métalliques ou emplastiques, des sondes entières, des bougies, ont été trouvés dans la vessie à la suite d'opérations malheureuses; des pièces de pansement, tentes, bourdonnets de charpie, etc., ont été entraînés dans le réservoir de l'urine dans des cas où les pansements n'avaient pas été faits avec un soin suffisant.
2' A la suite de plaies contuses et surtout des plaies par armes à feu
(I) Denucé, Corps étrang. dans la vessie, in Journ. demcd. de Bordeaux, ISôO.