FRACTURE DE L'APOPHYSE MASTOÏDE
Dupuytren en rapporte un exemple dans sa Clinique. La fracture avait été produite par un coup de feu; elle occupait la base de l'apophyse, et celle-ci était entraînée en bas et en avant par le muscle sterno-mastoïdien ; l'écarlement augmentait toutes les fois que la tête était portée du côté opposé à la blessure. Il fit usage d'un appareil composé d'un bandage de corps fixé autour de la poitrine au-dessous des aisselles, d'une bande appliquée autour de la tête à la hauteur du front, des tempes et de l'occiput, et d'un large ruban de fil. Celui-ci, placé sur la tête, conduit de gauche à droite (la blessure était à droite), et fixé solidement par la bande circulaire, redescendait sur la tempe et la joue droite, et venait s'attacher à la partie antérieure du bandage de corps, inclinant la tête vers l'épaule droite, en même temps qu'il dirigeait le menton vers le côté gauche. Au bout de six semaines environ, le sommet de l'apophyse, enveloppé par une masse de tissus nouvellement ossifiés, parut faire corps avec sa base ; le bandage fut enlevé, les mouvements se rétablirent par degrés sans qu'il se fit d'écartement nouveau (1).
(1) Dupuytren, Leçons orales de clinique chirurgicale, t. I, p. 58 à 60.
FRACTURES DES VERTEBRES.