‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 102 sur 135 · PLAIES DES VEINES · texte numérisé non relu

PLAIES DES VEINES

longitudinale, ne s'écartent pas ou du moins s'écartent à peine.

isse-t-on le sang couler^ la séparation est proportionnée à la force du

urant ; enfin la veine est-elle comprimée du côté cœur, on obtient

écartement plus grand. Lorsque la veine est coupée transversalement^

obtient un écartement proportionnellement plus considérable. Il est ;ile d'expliquer cette différence en rappelant que les fibres contraces se rencontrent surtout dans le sens transversal. Comment s'opère la cicatrisation des plaies des veines? Ce fait a été idié avec grand soin par M. Ollier ; il a démontré que les plaies des ines se réunissent par épanchement de lymphe plastique, que le illot n'y est pour rien, qu'il ne fait que gêner la réunion. Ainsi, dans us les cas où il a pu examiner une veine après une saignée récente, n'a jamais trouvé de caillots interposés entre les lèvres de la plaie, du ng était épanché dans le tissu cellulaire extérieur; dans la plupart des s, les bords, légèrement écartés, étaient réunis par un bouchon ayant en quelques rapports avec la fibrine, mais en différant par ses caracres microscopiques : ainsi que l'a démontré M. Robin, c'est une petite embrane organisée ou en voie d'organisation; ce bouchon était toujours !Coloré, lisse à l'intérieur, et se confondait, en dehors, plus ou moins ec le tissu cellulaire environnant. A la suite des plaies, les veines conrvent leur calibre ; dans des cas fort rares, on a signalé au niveau de solution de continuité une petite ampoule bleuâtre due à la distension t la cicatrice.

Lorsqu'une veine a été serrée par une ligature, dans la plupart des s la tunique externe et la tunique interne résistent, et si l'on examine la èce à contre-jour, on trouve au niveau du sillon une transparence inlite ; la tunique moyenne semble manquer; elle manque en effet, car I peut introduire une épingle entre les deux tuniques pariétales. >rsque la constriction est plus considérable, la tunique interne se divise, ais non dans tous les points de sa circonférence, car la pression n'est is égale partout, à cause du froncement du vaisseau; la tunique externe de la dernière. Pendant que le fil est serré, la tunique interne se isse longitudinalement; ces plis disparaissent quand on enlève la pâture, mais ils persistent lorsque le vaisseau a été coupé par le fil et que s extrémités sont soudées par de la lymphe plastique. Cette lymphe se masse en grande abondance autour de la ligature jusqu'à 2 ou 3 cennètres au-dessus et au-dessous; les tuniques externe et interne qui urnissent l'exsudation se gonflent et se vascularisent; c'est au moyen ï cette lymphe que la veine s'oblitère; on trouve cependant quelqueis des caillots fibrineux en haut et en bas chez les chiens. Dans les ^tures partielles, la veine est également obturée au moyen de la sécré- >n plastique; au bout de huit jours, chez un chien, la tunique interne ait circulairement froncée, il n'y avait pas de traces de caillots. Lors-

qu'une grosse veine a été oblitérée^ la circulation se rétablit promptement par les anastomoses ; il résulte des expériences de M. Vemeuilqiie ce sont les veines intermusculaires^ et non les veines sous-cutanées, qui rétablissent la circulation.

Les veines sont quelquefois oblitérées par un caillot; si ce dépôt «t quelquefois un obstacle à la sécrétion de lymphe plastique, il so^ pose toujours à Thémorrhagie^ il est même indispensable à la cicatrisation dans les veines dépourvues de valvules; dans les sinus, pr exemple , il obstrue momentanément l'ouverture jusqu'à ce que la lymphe plastique ou les bourgeons charnus aient réparé la perte de substance.

Il existe une différence notable entre"les caillots des veines et ceux des artères. Ainsi, ayant lié en môme temps une veine et une artère sur un chien, M. Ollier a trouvé, le quatrième jour, dans l'artère, un petit caillot, dur, incolore ; dans la veine, un caillot noir, verdàtre, mou, nullement adhérent aux parois et vingt fois plus volumineux que celai de l'artère. Ainsi donc, on voit qu'il existe une notable différence entre les plaies des artères et celles des veines : car dans les premières le caillot joue un rôle fort important ; tandis que dans les secondes la sécrétion plastique détermine l'oblitération, le caillot ne concouraot qu'indirectement à la cicatrisation en suspendant Thémorrhagie.

Pour la symptomatologie, le diagnostic, le pronostic et le traitement des plaies des veines, voyez ce qui a été dit aux Hémorrhagies imimt tiques en général,

ARTICLE II

PULÉBITE.

Le mot phléfjite (de y/i>|*, veine), a été créé par Ureschet pour dmgner Tinflamniation des veines.

\V. Hunter, en examinant l'état de la veine jugulaire sur des che\aui morts à la suite de la saignée, est le premier anatomiste qui ait faitde^ recherches importantes sur la phlébite. De nos jours, ce sujet a eW étudié par Breschet, Blandin, Maréchal, Tessier, MM. Velpeau et Cniveilhier, et l'histoire de cette affection est devenue lun des points leplus intéressants de la pathologie, soit qu'on lenvisage au point de ^u»* de Id théorie ou à celui de la pratique médicale. Nous empniiiten>D> aux auteurs que nous venons de citer la plupart des documents qoi appartiennent à Thistoirc de cette affection; nous en puiserons é^" ment dans la thèse de Kequin ( J'hèse de coneours ftour iagrigitvM. Paris, 1829).

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