‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 107 sur 135 · AFFECTIONS DES VAISSEAUX ET DES OANGUONS LTURHÀTIQUIS · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DES VAISSEAUX ET DES OANGUONS LTURHÀTIQUIS

la plupart de ces faits ont été si vaguement exposés^ que leur valeur est à peu près nuUe^ en sorte que ce phénomène d'oblitération , consécutif à l'inflammation^ n'a été clairement démontré que dans le canal thora* cique. Enfln le caillot peut se ramollir du centre à la circonférence, et se convertir en pus. Tessier a reproduit, à ce sujet, l'assertion fondamentale qu'il a émise dans son travail sur la diathkse pttntlente : le pus, emprisonné dans la cavité du vaisseau par des caillots obturateurs placés aux limites de l'inflammation, ne peut point se m^ler à la lymphe, et par conséquent pénétrer dans le torrent circulatoire. Nous ne reviendrons point sur cette question, que nous avons discutée dans une autre partie de cet ouvrage ; nous ajouterons seulement que le pus qui succède au ramollissement du caillot ne tarde pas à augmenter de quantité par l'exhalation qui s'accomplit sur les parois du vaisseau, et que celles-ci. peu à peu distendues, donnent à la cavité vasculaire un diamètre quelquefois assez considérable pour simuler un petit abcès. Cette dilatation trouve d ailleurs dans la théorie développée par Tessier une heureuse explication. — 2*" Parois. Elles sont épaissies, moins résistantes, opaques, d'apparence tomenteuse à l'intérieur, et entourées extérieurement par un tissu cellulaire inflltré d*un liquide séro^albumineux demi-concret; ordinairement elles sont plus ou moins dilatées, et ces dilatationb se produisent surtout au niveau des valvules et des anastomoses, en sorte que l'inflammation des \Tiisseaux lymphatiques a pi)ur effet de rendre plus manifeste leur aspect moniliforme. Si la distension des parob devient trop considérable, celles-ci se perforent sur un point de leur circonférence, et le pus s épanche alors dans le tissu cellulaire voisin, où il constitue un abcès, dont on a pu quelquefois constater la communication avec répanchcment purulent inlra-vasculaire. Lorsque rinflammation est ancienne, les altérations par lesquelles elle se manifeste portent ordinairement sur une partie très limitée du vaisseau, mais sur plusieurs points à la fois. A. Cooper a trouvé les valvules du canal thoracique épaissies, abaissées, et contenant dans leur duplicature de petits épanchements séro-purulents. Dans une autre circonstance cet auteur a vu le même canal obstnié de distance en distance [>ar desfongosités implantées sur ses parois. Sur la surface externe d'un intestin afl'ecté d'ulriTations tuberculeuses, M. Andral a obser\é des vaissoaui lym()hatiqnes qui partaient <le ee point pour aller se rendre aux gan^ilions du mési'ntère, et qui présentaient d'espace en espace de petits epaississements dans leurs parois.

SYMiTOMAT()LO(iiK. — Les svmptAmes de l'angioleucite sont locaui ei généraux. Les premiers diU'èrent avec le siège de l'angioleucite, qui peut étn' .sous-cutanée ou sous-aponévrotique. — Lorsque rinflaniniation occupe les lymphatiques superficiels, elle débute ordinairement par un changement dans la coloration de la peau, qui rougit^ et dont la couleur

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