AFFECTIONS DES 6AN&LI0NS LYMPHATIQUES
§ !▼. — PégéiifactoeBeei des ▼aÎMeaux IjmphaUqoM.
1® Dégénérescence cancéreuse. — Les vaisseaux lymphatiques voisins d'un organe dégénéré participent à cette dégénérescence, mais on ignore s'ils peuvent en devenir le siège primitif. M. Andral a observé de la matière encéphaloïde dans les parois du canal thoracique, chez une femme qui avait succombé à une affection cancéreuse de Tutérus. Legendre, chez une femme qui présentait une dégénérescence cérébriforme des ganglions du mésentère, a trouvé de la matière encéphaloïde libre dans la cavité du même canal. De nombreux auteurs pensent que dans cette circonstance, et dans quelques autres analogues, la présence de cette matière dans les vaisseaux était le résultat d'un véritable transport; mais des observations précises ont établi que le sang peut être le siège primitif de la transformation cancéreuse; dès lors il parait vraisemblable que la lymphe coagulée est susceptible de »ubir la transformation, et que la matière encéphaloïde trouvée dans le (^anal thoracique par Legendre a été le résultat de cette dégénérescence locale. S'il en était ainsi, les faits rapportés précédemment démontreraient que le cancer des vaisseaux lymphatiques peut débuter, tantôt par leurs parois, et tantôt par le liquide contenu dans leur cavité.
2" Dégénérescence tuberculeuse. — M. Cruveilhier a vu, chez un phthisique dont les ganglions mésentériques étaient blancs et durs, les vaisseaux chylifères qui se rendaient à ces ganglions, opaques, indurés et remplis par une matière tuberculeuse qu'on faisait sortir par la pression, Bt qui laissait voir ensuite l'orifice des vaisseaux libre et béant. M. Andral rapporte aussi une dégénérescence de cette nature.
3*» Dégénérescence calcaire. — Ainsi que les artères, mais beaucoup moins fréquemment, les vaisseaux blancs peuvent être envahis par le phosphate calcaire qui se dépose dans l'épaisseur de leurs parois, et peut s'y amonceler en assez grande quantité pour les transformer en un cylindre inorganique. Charton a vu le canal thoracique entièrement ossifié ; Walther, Mascagni, etc., ont également observé cesossi- Bcations.
ARTICLE IL