‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 111 sur 135 · AFFECTIONS DES GANGLIONS LTKPHATIQUES · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DES GANGLIONS LTKPHATIQUES

§ Z. — InflaimiMition dat gangliont IjmphatSqaM.

L^inflammation des ganglions lymphatiques est connue sous le nom ¥adénite (1) ; elle est beaucoup plus fréquente que celle qui intéresse

(1) Vdpeauy CItnigiie chirwrgicak^ t. III, p. 147.

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les vaisseaux ; telle cause qui sera trop légère pour enflaininerles troncs vaspulaires suiRra souvent pour déterminer un engorgement inflaminitoire plus ou moins passager des ganglions.

ÂNATOMiE PATHOLOGIQUE. — On peut distinguer^ dans les altérations que présente un ganglion atteint d'inflammation^ trois états successife, que nous désignerons sous les noms d'induration, de ramoUistemint et de suppuration. Dans la première période^ le ganglion acquiert des dimensions plus considérables, et peut doubler ou tripler de volume; il est ferme^ dur, roule sous le doigt qui cherche à le presser; incisé, il présente une surface d'un rouge brun^ sur laquelle apparaissent çà et là des points d'une rougeur plus vive, et de très petits épanchements sanguins, dont le siège ne saurait être rigoureusement déterminé. M. Gendrin a cherché à en injecter les vaisseaux sanguins, et les a trouves imperméables. Vainement aussi le même auteur a-t-il tenté de faire arriver du mercure dans l'intérieur de ces ganglions indurés : le métal, après avoir rempli les vaisseaux obturés, s'arrêtait à quelque distance sans jamais les pénétrer. Nousîivons pu faire souvent la même observation ; et, en effet, puisque la coagulation du liquide est le premier phénomène que détermine l'inflammation dans les artères, les veinesetles vaisseaux lymphatiques, on comprend que ces derniers, qui constituent essentiellement le ganglion, doivent participer à l'inflammation, et par conséquent s'oblitérer. Cette période est donc remarquable par la succession des phénomènes suivants : afllux du sang et de la lymphe, coago* lation do ces liquides, suppression du mouvement circulatoire, stase de la lymphe, et enfin œdème lorsque l'induration porte sur un grand nombre de ganglions. L'inflammation peut ne point dépasser ce premier état, et se dissiper ensuite peu à peu; le ganglion reprend alors toutes ses propriétés normales ; mais, si elle continue, on voit les liquides, coagulés à l'intérieur des vaisseaux, perdre de leur consistance, et ladénite passer à la seconde période. La surface du ganglion incisé parait alors piquetée de points gris, jaunes, blancs, semés de petits foyers purulents; mais ce pus est encore mal élaboré. La consistance du ganglion est alors comparable à celle de la rate; il se laissa; facilement déchirer ou écraser. Dans la dernière période, ces petites collections purulentes s'étendent par les progrès du ramollissement, se confondent, et produisent de véritables abcès. Les phénomènes ultérieurs différent suivant la marche que suit la maladie. Si Tinflannuation est ai|:uîs le ramollissement et la fonte purulente, partis du centre du ganglion, ne tardent pas ii panenir jusqa'à sa périphérie, et à le transformer en une sorte (le coque qui est bientôt elle-mêine perforée sur un ou plusieurs points; le pus s'épanche dans le tissu cellulaire voisin, s'y infiltre ou s'y amasse en collection et forme des abcès. Si Tinflanimation est lente, la suppuration s'opère très régulièrement du centre à la circonfèn^ncc,

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