AFFECTIONS DES GANGLIONS LYMPHATIQUES
t détruit Torgane tout entier sans s'épancher dans le tissu cellulaire; la inique celluleuse du ganglion, plus ou moins hypertrophiée, lui forme n véritable kyste.
Symptomatologie. — Les phénomènes qui caractérisent Tinflammation es ganglions se montrent un peu différents lorsqu'elle est intense et ipide dans ses progrès, ou obscure et lente dans son développement. c là deux variétés d'adénite bien distinctes : l'adénite aiguë, eiVadénite \ronique.
La première est annoncée par l'apparition de tumeurs muUîples, que urs formes arrondies, leur consistance ferme, leur siège, leur peu 'adhérence à la peau et à toutes les parties voisines, font facilement ^connaître pour des ganglions engorgés. A ce signe, qui est constant et ui peut exister seul dans les cas les plus simples, vient bientôt se nndre une douleur faible d'abord, puis graduellement plus vive, et nfîn extrêmement aiguë et lancinante lorsque l'engorgement devient es considérable. Dans ce cas, le tissu cellulaire environnant participe rinflammation et se tuméfie; toute la région est rouge, chaude, tenue ; ou bien la phlegmasie se limite h une petite surface si un ou deux îngUons seulement sont affectés, comme le coude en offre quelquefois n exemple après l'absorption d'un principe septique, et l'aine après 3lle du virus syphilitique. Lorsque la phlegmasie se propage au tissu •llulaire, l'engorgement de ce tissu rend moins manifeste la tuméfacon des ganglions; mais il est encore possible de sentir çà et là des oints plus durs, plus élevés, arrondis, qui signalent la présence des imeurs ganglionnaires irrégulièrement disséminées dans le foyer iflammatoire. Ces phénomènes ont lieu pendant la période d'induraon, dont la durée varie de huit à quinze jours. A cette époque, si la hlegmasie persiste, les douleurs deviennent plus franchement lanciantes; la rougeur est toujours vive ; le toucher ne fait plus constater la résence d'un corps dur et mobile, mais un noyau d'engorgement, adhéîiit à la peau et aux parties profondes, offrant sur quelques points une insistance pâteuse;' un peu plus lard il fait reconnaître, au sommet de engorgement, un point dépressible, qui présente une rénitence parti ulière,etindiqueaucentreduganglion une petite collectionpurulente. La uctuation devient de plus en plus manifeste, les tégumentss'amincissent n prenant une coloration bleuâtre, et s'ouvrent enfin pour donner isue au pus. Tantôt alors le pus s'échappe en petite quantité, c'est ce lU'on observe lorsque la suppuration n'a pas franchi les limites du gan- Uon; tantôt il se répand au dehors en quantité plus considérable que 3 volume de la tumeur ne le faisait prévoir. Ce phénomène a lieu dans es circonstances où le liquide s'est amassé en foyer dans le tissu cellulire. Dans le premier cas, la solution de continuité est adhérente au anglion; ses lèvres sont proéminentes et renversées en sens contraire,
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