‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 113 sur 135 · AFFECTIONS DES VAISSEAUX ET DES 6AN6U0NS LYMPHATIQUIS · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DES VAISSEAUX ET DES 6AN6U0NS LYMPHATIQUIS

comme si celui-ci les avait refoulées de dedans en dehors pour s'échapper entre elles. Le liquide cesse peu à peu d'être purulent pour devenir simplement séreux ; la cicatrisation est toujours lente^ mais la cicatrice peu apparente. Dans le second^ les téguments sont décollés, les bords de la solution de continuité sont flottants, bleuâtres, plus ou rooio.^ amincis, et menacés d'une gangrène partielle; la guérison est souvent plus rapide, mais la cicatrice est beaucoup plus apparente.

Les phénomènes qui accompagnent Tadénite aigui* ofl*rent tous ie^ signes ordinaires d'une réaction générale modérée.

L'adénite chronique, qui constitue quelquefois un mode de terminaison de l'adénite aiguë, est le plus souvent primitive. L'ioflammation débute d'une manière sourde par la tuméfaction des ganglions, qui est alors d'autant plus facile à reconnaître qu'elle e<t strictement limitée à l'organe. Ces engorgements ganglionnaires chroniques sont durs, peu ou point douloureux, nu^me à la pression, et se montrent souvent sur plusieurs régions simultanément ; la peau qui les recouvre conser>'e toutes ses propriétés et demeure mobile à leur surface. Lorsqu'elle est modérée et limitée à un petit nombre de ganglions, elle constitue à peine une maladie, et le malade lui-même l'ignore sonvent. Mais lorsque plusieurs ganglions, dans une même région, sont affectés, ils se réunissent, forment une seule tumeur inégalement bosselée, et peuvent occasionner des accidents de plusieurs genres. Ceux qui occupent la glande parotide en déterminent Tatrophie; au cou, on les voit comprimer la trachée ou l'œsophage, et mettre ol>slaric à U respiration ou à la déglutition. Chez un maladr que nous avons ol)sene. la pupart des ganglions profonds du cou étaient ainsi indurés ; la compnv sion qu'ils exerçaient sur la trachée et le larynx était telle, quel!*' déterminait parfois des accès de suffocation. CefAcheux effet disparut d»»s que par la section sous-cutanée du muscle sterno-mastoîdien nous eûmes permis à la masse ganglionnaire de se reporter en dehors. L'adfnile chronique se termine quelquefois par résolution ; ce mode de terminaison a surtout lieu chez les enfants, aux approches de l'âge de la puberté. La suppuration en est aussi une terminaison fréquente : nous avons dit que le ganglion, dans celte circonstance, se transforme ordinairement en un abcès enkysté.

Étiolo<;ie. — Les causes de l'adénite lymphatique sont le plus souvent externes; tantôt elles agissent directement sur les ganglions, telk> sont les contusions et les plaies; tantôt indirectement. Ces dernière* comprennent toutes les affections qui, placées au voisinage ou i& une certaine distance des ganglions, peuvent se communiquer à ces organe», soit par continuité de tissu, soit par des liens sympathiques. C*est aiibi que l'adénite succède à un phlegmon diffus développé dans le voisinap de ces ganglions ; c'est ainsi que l'adénite inguinale succède à rorchite.

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