AFFECTIONS DES GA NOUONS LYMPHATIQUES
^adénite sous^maxillaire à une glossite^ l'adénite axillaire à une affection i^ncéreuse du sein^ etc. Cette inflammation est ausli quelquefois le résultat d'une marche forcée, d'une attitude verticale trop prolongée. Les causes internes sont peu connues ; tout ce qui peut concourir à débiliter la constitution prédispose aux phlegmasies glandulaires. Cette prédisposition, que les enfants présentent à un degré remarquable, se dissipe à l'époque de la puberté.
Diagnostic. — Ces deux variétés d'adénite sont en général faciles à distinguer. Une tumeur simple ou multiple, du volume d'une noisette ou d'une noix, de consistance dure, de forme globuleuse, mobile sous le doigt, et située dans une région où existent des ganglions, annonce une adénite. L'ancienneté de ces tumeurs, leur indolence presque complète, leur volume parfaitement circonscrit, et l'absence de toute trace d'inflammation, caractérisent l'adénite chronique ; des caractères opposés appartiennent à l'adénite aiguë.
Pronostic— L'inflammation des ganglions lymphatiques est en gélierai une maladie peu grave. L'adénite aiguë, alors même qu'elle devient très intense, donne rarement lieu à des phénomènes généraux inquiétants. L'adénite chronique est une affection souvent plus fâcheuse, non-seulement parce qu'elle se lie en général à une constitution maladive ou débile, mais parce qu'elle résiste le plus souvent à tous les moyens qu'on lui oppose, et peut devenir la source d'une suppuration de très longue durée.
Traitement. — On a mis en usage contre l'adénite aiguë : 1® les moyens antiphlogistiques, les topiques émollients, les sangsues, et, dans quelques cas plus graves, la saignée générale ; !2<* les frictions mercurielles, dont M. Velpeau a obtenu quelquefois de bons résultats ; 3"" la compression; 4" le vésicatoire volant, conseillés et employés l'un et Tautre parle même chirurgien. Le dernier moyena paru souvent arrêter les progrès de l'inflammation, et dans les circonstances où son efficacité est impuissante à produire ce dernier résultat, il a hâté le moment de la suppuration ; c'est surtout dans la première période de l'adénite syphilitique que son emploi a été avantageux. Lorsque la suppuration n'a pu être prévenue, il importe de donner issue au pus; mais les chirurgiens sont encore partagés d'opinion sur le moment où il convient de pratiquer cette opération. Les uns la conseillent dès que la suppuration devient manifeste ; les autres préfèrent attendre que la fonte purulente du ganglion soit complète. Nous pensons que ces deux époques sont, la première trop hâtive, la seconde trop tardive. En ouvrant un abcès lorsque la suppuration a détruit la plus grande partie du ganglion, alors qu'elle donne une fluctuation bien évidente, et que le pus ne s'est pas encore épanché dans le tissu cellulaire voisin, on évite les inconvéhients d'une cicatrisation très longue et d'une cicatrice très apparente.
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Les moyens employés pour ouvrir au pus une issue à rextérieur ont aussi varié. Quelques auteurs accordent la préférence aux caustiques, dans le triple but de détruire la peau lorsqu'elle est amincie et décollée, comme on l'observe assez souvent, d'assurer le libre écoulement dupa* en lui ouvrant une large voie, et enPm de limiter Tinflammation en la concentrant autour de Teschare; maison se sert plus généralement du bistouri, même lorsque le pus a fusé dans le tissu cellulaire voisin el produit le décollement de la peau: seulement, dans cette dernière circonstance, au lieu d'une simple incision, on a recours à Tablation de toutes les parties de la peau qui seraient trop amincies pour qu'on put espérer leur recollement.
Dans Tadénite cbronique, la compression, les frictions mercurielles. le vésicatoire volant, sont également recommandés. Mais dautre* moyens ont encore été proposés; tels sont: Técrasenient, conseillé par M. Malgaigne; les('îton, employé par M. Lavanier, et lextirpation, pratiquée d'abord par M. Velpeau, et récemment par quelques autrt»:^ chirurgiens. Dans l'écrasement, on réduit en grumeaux le ganglion engor^v. dans lespérance que l'absorption s'exercera sur ces débris avec plu> d'énergie que sur Torgane conservé intact. Par ce procédé, MM. Malgaigne et Velpeau sont parvenus quelquefois à obtenir la rt»S4»lulion d'engorgements ganglionnaires qui avaient résisté à tous les autres moyens; mais l'écrasement n'est pas toujours suivi de la résolution de la tumeur, assez souvent il occasionne une suppuration diCTuse et des décollements étendus de la peau. Le séton consiste à traverser le ganglion avec un siniple fil; si l'engorgement est considérable ou multiple on passe plusieurs fils dans divers sens, à travers la tumeur, yuaut à l'extirpation, on la pratique d'après les règles connues; ell«» est enpnéral facile ; on peut réunir tout de suite ou faire suppurer la plak- M. Velpeau, ayant observé que la suppuration a presque constanuncnl lieu, conseille de remplir la plaie avec des bourdonnets de charpie. qu'on enlève le troisième ou le quatrième jour. (Mi évite ainsi les fusee> purulentes et les clapiers, auxquels expose une réunion primiliv*' incomplète.
§ IX. — PUîei des gangHont lympbatîquet.
Les plaie.4 des ganglions ont été peu étudiées. L'écoulement de la lympbe, o!>servé après la section des vaisseaux lympbatiques. ne ^' présente pas à la suite de la coupure d(» 00^^ organes d'une manièn'au>>» apparente, ce qu'il faut sans doute attribu(»r à l'excessive pt»tites>edi'> vaisseaux divisés, vaisseaux qui sont aux troncs l y njphatiques afférent* i* eflérents ce que les veines de la peau sont aux veinules s<»us-cutanee> des membres. L'écoulement de la lymphe peut avoir lieu en MpP"
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conmie celui du sang après une blessure qui n'intéresse que des capillaires sanguins ; mais, dans les deux cas, récoulement qui se produit, masqué par le sang au moment môme de l'accident, ne tarde pas à s'arrêter spontanément aussitôt que l'inflammation se développe^ et môme bien auparavant, par la simple coagulation du liquide.
Cependant il importe de rappeler que les abcès des ganglions ouverts prématurément sont très lents à se cicatriser, et que le liquide qui s'échappe par la solution de continuité est plutôt sanieux que purulent. Un suintement de la lymphe semble, dans cette circonstance, mettre obstacle aux progrès de la cicatrisation, et donne à ces plaies un caractère particulier qui les rapproche de certains ulcères. Le phénomène essentiel de ces plaies est donc l'inflammation du ganglion. On ignore si après la cicatrisation la continuité des vaisseaux se rétablit. On applique à ces blessures le traitement de Tadénite,
$ Xn. — XMgénëresoence des ganglions lymphaiîquefl.
Les ganglions peuvent être aflectés de dégénérescence tuberculeuse, cancéreuse, mélanique et calcaire.
1* Dégénérescence tuberculeuse. — La matière tuberculeuse se présente dans les ganglions, de môme que dans les autres organes, à l'état d'infiltration ou de masse, et passe successivement par les périodes de crudité et de ramollissement, pour constituer tantôt une substance d'apparence caséeuse, tantôt un liquide semblable au pus de bonne nature ; dans ce dernier cas, l'abcès tuberculeux est entouré d'un kyste formé par la tunique du ganglion qui de celluleuse est devenue fibreuse. Les ganglions qui sont le plus souvent afi'ectés de tubercules sont ceux du thorax et de l'abdomen; viennent ensuite les ganglions des parties latérales du cou, de la base de la mâchoire, de la glande parotide.
Les ganglions envahis par la matière tuberculeuse augmentent de volume au point d'acquérir des dimensions beaucoup plus considéral)les que celles qu'ils offrent à l'état normal ; en sorte que cette dégénérescence s'annonce par une tumeur dont les caractères diffèrent suivant la période à laquelle elle est parvenue. Dans la première période, cette tumeur est dure, indolente, mobile, sans changement de couleur à la peau, régulièrement arrondie lorsqu'elle est constituée par un seul ganglion, inégalement bosselée et déprimée lorsqu'elle est formée par plusieurs ganglions agglomérés. Dans la seconde période, des douleurs surviennent, la tuméfaction perd de sa dureté pour offrir au toucher une sorte de résistance moins élastique que celle que présente le cancer encéphaloïde; à une époque un peu plus avancée, la tumeur devient manifestement fluctuante ; l'irritation se communique au tissu cellulaire, à la peau, qui contracte des adhérences avec le noyau de l'engorge-