AFFECTIONS DES VAISSEAUX ET 1)ES GANGLIONS LYMPHATIQCKS
ment, s'enflamme^ s'ulcère^ et laisse écouler le pus tuberculeux, tantôt par une seule ouverture, tantôt par plusieurs. En général, TévacuatioD complète de la matière tuberculeuse est longue, surtout lorsque U tumeur est formée par une agglomération de ganglions dégénérés. De là il résulte que ces ouvertures prennent l'aspect des orifices fistuleux; quelquefois cependant elles se cicatrisent rapidement, mais alors d'autres ne tardent pas à leur succéder. La suppuration, c'est-à-dire l'élimination de la matière tuberculeuse, est donc le mode de terminaison de cette dégénérescence; mais cette tern)inaison est-elle la seule possible? On a observé quelquefois chez des individus qui avaient présenté tous les caractères extérieurs de cette affection les ganglions atrophiés, réduits à un petit noyau de substance crétacée ou pierreuse*. Ces observations semblent indiquer que la maladie peut aussi, dans de rares circonstances, se terminer par résolution. C'est surtout à 1 époque de la puberté qu'on a vu disparaître spontanément ces engorgements d'apparence tuberculeuse.
Les lumeurs formées par la transformation tuberculeuse des ganglions peuvent être confondues dans leur première période : 1* avec un engorgement simplement inflammatoire; 2^ avec un cancer encéphaloide; et dans la seconde, avec un abcès froid. La distinction de l'adénite chronique et de la dégénérescence tuberculeuse est toujours difficile et souvent impossible; leur marche et leurs principaux symptômes sont les mêmes; peut-être même l'adénite chronique n'est-elle que le premier état par lequel passe Taffection tuberculeuse. D'étroites analogies rapprochent donc et semblent confondre en une seule ces deux maladies. Mais alors même qu'il serait démontré qu'une inflammation chronique précède toujours le développement des tubercules dans les ganglions, il n'importerait pas moins de distinguer ces deux états l'un de l'autre, puisque le premier est susceptible de résolution, et que le second se termine presque nécessairement par la fonte tuberculeuse et une suppuration intarissable; ils diffèrent essentiellement par leurs caractères anatomi* ques et les dangers qu'ils présentent. L'absence des phénomènes généraux qui caractérisent la constitution scrofuleuse, une douleur vague, l'affection d'un organe qui a des rapports de circulation lymphatique avec les ganglions engorgés, et enfin la cause locale qui a occasionné le développement de la tumeur, indiqueront une adénite chronique; des circonstances opposées feront croire à une affection tuberculeuse. Quant aux tumeurs encéphaloîdes, elles diffèrent des masses ganglionnaires tuberculeuses : I" par leur ((ouleur lancinante; 2* par leurréhistance plus élastique; '6"" par l'état général de la constitution, bien différent dans le cancer et les tubercules; U" par la présence d'autres tumeurs semblables, sur des points où il n'existe aucun ganglion ; mais ce dernier caractère manque souvent, et les autres peuvent è\r? peu