‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 19 sur 135 · DES ABCÈS FROIDS · texte numérisé non relu

DES ABCÈS FROIDS

liée on kysle^ un lipome^ une tumeur encéphaloïde (voyez pour le diagnostic comparatif de ces diverses affections, les chapitres Kystes^ Cmur). Il nous suflSra de rappeler ici que l'on a confondu avec des abcès firoids des tumeurs formées par la vésicule biliaire dilatée, ainsi que nous l'apprend J. L. Petit ; une hernie de la vessie, méprise dont lem^me auteur fut témoin ; une grenouillette ; une dilatation singulière de l'urèthre, dont Boyer nous a conservé l'histoire.

PKmosnc. — Si l'on n'a égard qu'à l'altération locale, un abcès froid n'est point en général une affection grave, mais il indique souvent une mauvaise disposition de l'organisme. Le siège, l'étendue de la collection purulente, font d'ailleurs varier le pronostic.

TEAinMEifT. — Le traitement des abcès froids comprrad deux indications principales : 1* combattre la disposition générale qui a donné naissance à l'abcès ; 2* évacuer le pus qu'il contient, ou provoquer sa résorption graduelle.

On satisfera à la première indication à l'aide d'un traitement général approprié à la cause présumée du mal.

Pour ce qui concerne la seconde, si l'on veut provoquer la résoiption graduelle du pus, on appliquera successivement à la surface de la tu* meur plusieurs vésicatoires volants, ainsi que le conseille M. Yelpeau. Oo peut encore badigeonner la surface de la tumeur avec de la teinture d'iode. Si Ton s'aperçoit que la tumeur diminue, on pourra insister sur ces moyens; mais si elle reste stationnaire, ou si elle augmente, ainsi que cela s'observe le plus souvent, il faut y renoncer, et recourir tout de suite à une méthode de traitement plus efficace, c'est-à-dire à l'évacoation du liquide contenu dans le foyer.

Divers moyens ont été employés pour pratiquer l'ouverture des abcès froids. Ce sont :

1* La ponction, — Cette opération peut être pratiquée avec un trocart ou mieux avec un bistouri étroit; mais si l'on se borne à une simple ponction^ l'ouverture artificielle se referme presque immédiatement après la sortie du liquide, et ordinairement le foyer ne tarde pas à se vemplir. Bien que l'on n'obtienne que très rarement une guérison complète à l'aide de la ponction, cependant ce moyen n'est pas sans utilité : en effet, lorsque l'abcès est très vaste, on peut, à l'exemple de Boyer, k ponctionner à plusieurs reprises, en ayant soin de revenir à cette opération avant que le foyer ait acquis le développement qu'il avait à Vépoquede l'opération précédente. Celui-ci revient alors graduellement nr lui-même, et lorsqu'il est réduit à des dimensions moins considéra- Ueft,on peut employer avec succès un des moyens dont il n'eût pas été fnident de faire l'application sur un vaste foyer.

&i effet, bien que cette opération n'entraîne généralement aucun rôdent, cependant dans quelques cas rares on voit se développer après

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