U6 PLA1B
clicz un iudîvidu sain d Mlleur», et que Ton détigne «ou» le noui é$ SHignée de précaution.
I^s plaies, et surtout les dénudationsdu tifuoiieia» exeiwnt encan* luie influence manifeste : aussi les altérations auatomiqueft pioprea i h diathèse purulente (telles que les abcès du foie) ont-elles de tout (*tê obser\'ées à la suite des (daies à la tàte, qui, plus souveui que de toutes les autres régions ducorps^ sont aooompagnées de dénudaliofl du tissu osseux. Les fractures compliquées de plaies et d'issue des fragments, les amputations dans la continuité des membres, nous en fournissent souvent des exemples. Il est vrai que, dans ce dwier cw, 8 n'y a pas simplement dénudation du tissu osseux, les veines amrt égale> nient divisées. Peut-être est-ce à la réunion de ees deux causes qu'i faut attribuer rextn^me fréquence des accidents de le diathèse H la suite des amputations pratiquées dans la eootinuité des me supposition qui acquiert un plus haut degré de probabilité lorsque ISpl considère que ees accidents sont plus rares à la suite des amputalÎM faites dans la contiguïté. — Les plaies pénétrantes des articulation «doivent encore viw éimmérées parmi les lésions qui donnent naissance à la diathèse purulente. C'est ainsi que Ton a vu périr des sujets à qui on avait pratiqué une incision en apparence tsl simple pour leur extraire des corps étrangers articulaires. £n lésion des veines^ dénudation des os, plaie des articulations, telles les lésions physiques dont Tinflueiice parait le mieux défnuntréc. est-il possible de classer ces diverses causes d'après leur degré dli Huene^?, de mettre, par exemple, les plaies des veines au premier comme nliésitent point à le faire la plupart des chirurgiens de nos j qui se sont surtout préoccupés des hîsions veineuses? C'est ce que n'oserions faii*e ; car s'il est vrai que nous voyons bien plus souveui k abcès métastatiques à la suite des lésions veineuses, combien aue voyons-nous de plaies des veines pour une sc^ule plaie des articulatioc pour une dénudation des os !
<> qu'on ne s;mrait contester, c'est que l'infection purulente est pr duite |)ar la prts<*nce du pus dans le sang.
L'expérimentation a appris connnent se comportait le pus lorsqu était introduit dans le sang et quelle action il avait sur nos organes : tou^ les fois qu*on a injecté du pus dans les veines des animaux, ou bien liquide aétt't poussé en petite quantité, alors les animaux ont, en géc l'ai, été guéris après avoir présenté des accidents plus ou moins gnim d'inflation purulente, ou bien le pus a été injecté en grande qu» tité, les animaux sont morts très rapidement. Dans le premier cas, liquide toxique a fini par être éliminé ; dans le second, la dose a e assez considérable pour provoquer rapidement la mort. M. Sédilloi imaginé d'injecter successivement de petites quantités de pus, imite
ACCIDENTS QUI PEL'VENT GOMPLIUtEIl LES PLAIES. 307
joiqu'à un certain point la sécrétion qui se feit dans les veines entlainuiées, et est parvenu à provoquer des symptômes semblables à ceux qui Gmctôrisent Finfection purulente, et a trouvé à Tautopsie, entre autres lésioiis, les poumons remplis d'abcès métastatiques à divers degrés d'évolution.
C'est encore à l'expérimentation que l'on doit de savoir quelle est la pirtie constituante du pus qui provoque l'infection purulente; il résulte «0 effet, des expériences faites sur les animaux^ que le pus phlegmr»aeux, non altéré^ injecté dans les veines^ produit directement l'infei;tioD purulente ; que le pus altéré détermine de la gangrène et une sorte d'intoxication putride; que la sérosité injectée ne provoque qur des accidents sans gravité lorsqu'elle n'est pas altérée, mais que dans le cas contraire elle détermine de la gangrène.
Aux causes précédentes il faut joindre, comme prédisposant a cette
alédion d'une manière toute spéciale : 1° le séjour et l'encombrement
dai Ueisés dans les hôpitaux. En effet, les mêmes opérations, les ampu-
titions, par exemple, sont plus rarement suivies des accidenti» de la
dathèse purulente daqs la pratique civile que dans les hôpitaux, où
ToD voit quelquefois l'infection purulente régAer d'une manière épidé-
•ique. 2* M, Sédillot pense que la rétention du pus sur la surface.* des
moignons a une grande influence sur le développement de l'infection
fmdente. 3** L'âge parait n'être pas sans influence ; les enfants sem-
hleot moins que les adultes exposés à cette affection. U^ Enfin, nons ne
ferons que mentionner ici l'état puerpéral, Requin, dans ses Élémentui
é pathologie médicale^ ayant traité tout ce qui est relatif a ce sujet
dans des articles spéciaux.
DiAosiosTiG. — Le diagnostic de la diathèsc purulente peut rarement ivUer douteux. L'apparition subite d'jun frisson, huit à dix jours après ID6 amputation, par exemple, permet le plus souvent d'annoncer avec certitude le début de ladiathèse purulente. Cependant nous rappellerons qi'an érysipèle traumatique ou spontané peut également être précédé d'un frisson que l'on pourrait prendre pour le frisson d'invasion de la diiihèse purulente (voy. Érysipèie traumatique). Toute phlegmasie,'soit interne, soit externe, un phlegmon diffus^ une phlébite, peut également 4tie précédée d'un frisson. La même phlegmasie, si elle se développa* dans le voisinage de la plaie, peut modifier le travail de suppuration, <pB jusqu'alors s'accomplissait régulièrement à sa surfoce. Mais, dans cei cas, l'erreur ne sera pas de longue durée : le frisson, précurseur de l'érysipèle, ne se renouvellera pas, l'érysipèle se montrera et fera («Mer tous les doutes. Il en est de même des autres phlegmasies que WMis avons citées ci-dessus.
Ia régularité des frissons a pu faire croire quelquefois k l'existence d'une fièvre intermittente, mais la march(^ tic la niuladic ne 1ard<» pas à