‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 27 sur 135 · DE LA CONTUSION · texte numérisé non relu

DE LA CONTUSION

nous emprantOQs à M. Velpeau : < Envisagée d'une manière abstraite, la » contusion résulte de récrasement des couches organiques les moins • solides contre celles qui^ ayant une solidité plus grande, remplissent » i regard ides autres le rôle de point d'appui, p

Dinsioii. — Les tissus peuvent avoir éprouvé une lésion plus ou moins profonde; de là la distinction de plusieurs degrés dans la contusion. Les chirurgiens modernes admettent généralement les quatre deffréi établis par Dupuytren. — Le premier degré consiste dans une solution de continuité des plus petits vaisseaux de la partie contuse, et dans une effusion de sang peu considérable qui produit une infiltration et une ecchymose. — Le deuxième degré se trouve dans la rupture de vaisseaux d'un calibre plus fort^ dans une déchirure plus ou moins étendue des tissus, et dans Tépanchement d'une quantité variable de sang. — Dans le troisième degré, il y a altération profonde et gangrène consécutive des tissus. «-^ Dans le quatrième degré, on observe l'attrition, la désorganisation complète et immédiate de ces tissus.

A. Contusion au premier degré. — Lorsqu'un corps contondant n'a agi qne sur la peau, le tissu cellulaire sous-cutané et les muscles, il se forme bientôt une ecchymose, apparente d'abord dans le point contus^ mais qui ne tarde pas à s'étendre. Cette propagation de l'infiltration sanguine ne se fait pas uniformément dans tous les sens, elle suit généralement la direction des couches celluleuses; les aponévroses retardent et empêchent quelquefois sa propagation aux pai*ties voisines; ^Qssi n'existe-t-elle pas dans les premiers jours qui suivent une contution profonde.

L^eochymose se présente d'abord comme une tache d'une teinte violacée bleuâtre : dans certaines régions dont la peau est extn^mement 8ne, comme aux paupières, au scrotum, cette coloration est quelquefois extrêmement foncée, presque noire ; ce n'est qu'à la circonférence de l'ecchymose que l'on trouve la teinte violacée. Cette coloration perd bientôt de son intensité, puis elle change de nuance : à la teinte bleofttie succède une nuance verdàtre, jaunAtre ; puis enfin celle-ci disparaît elle-même. Ces différents changements indiquent une décomposition, puis une résorption du sang infiltré. La disparition complète d'une ecchymose se fait souvent attendre fort longtemps, un mois, six semaines, et quelquefois même davantage. Une contusion an premier degré est rarement accompagnée de douleur notable et de fondement.

Cette lésion ne pourrait être confondue qu'avec les ecchymoses qui

«montrent spontanément dans certaines régions ; mais le commémo- Tilif ne pourra laisser de doute dans l'esprit du chirurgien. nie ne réclame d'autre traitement que l'emploi extérieur de quelques ^^^«ohititi, du 80U&4tcétate de plomb étendu d'eau, par exemple, d'eau-»

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de-vie caniphréis etc. Les ventouses scarifiées sont d'une utilité réelle i« dans le traitement des contusions profondes.

Loi*squ'un organe glanduleux, tel que le testicule^ la mamelle. éprouvé une contusion, même assez faible, il n'est pas rare de voir persister dans cet organe une induration, qui est quelquefois le point départ d'une affection sérieuse. Il ne faut donc jamais négliger les contusions^ ({uelqut^ faibles qu'elles puissent étre^ lorsqu'elles affeclen des organes de cette espèce,, et qu elles y ont déterminé des indurations*^ jj, Nous aurons loccasion de revenir sur ce point à l'occasion des tumeur— ^lj^ du sein.

B. Contusion au second degtr. — Nous avons vu que ce second degré a

pour caractère essentiel la décbirure de la trame organique et Tépar chemcnt d'une certaine quantité de sang; en effets il se forme souvei à la suite de ces contusions des collections sanguines, et celles-ci peuvei se présenter dans différents états, qu'il est important de suivre leurs transformations successives. Quelquefois le foyer sanguin ^ se trouve formé par laccunmlation de quelques grammes de sang » et (MTupe une étendue de (|uelques centimètres seulement ; d'autres fo^i^ms la quantité du sang épanché est très considérable, et forme un foy» ^-"^ht tivs vaste. Il n'est pas très rare, par exemple, de trouver à la cuis-^=s»e des foyers sanguins qui peuvent contenir 200 ou 300 grammes de m^ ^an|( et même plus, et qui occupent une étendue de 15 à 20 eentimèli tic sang ainsi épanché se décompose comme dans le cas où il n'y qu'une simple ecchymose. Les éléments dissociés s'infiltrent par imUl' ^Inbition dans les tissus voisins ; de sorte qu'il se forme une ecchymo^^:^«se^ comme dans la contusion au premier degré. Ainsi se trouve repri^^ ^, \MïY voie d'absorption, une certaine quantité du sang que contenait k"

foyer. Mais bientôt cette infiltration cesse d'être possible; car les de la cavité celluleuse, dans laquelle le sang est contenu, ne tard^ point il s'organiser ; une membrane de nouvelle fonnation se dévelopf ^ autour de la collection sanguine, comme autour de tout corps étrangc^^^- En même temps le sang si* décompose : il se partage en deux partie une partie séreuse et un roagulum ; la premières ne tarde pas à et absorbée, puis ensuite la piirtie fdn'ineuse disparait. Mais ce travail rvc s'accomplit pas toujoui's avec la même régularité. Tantôt, et ce/-* n'est jKis très rare, le sang consene sii fluidité, sans se partager, comn^ nous l'avons dit ri-dessus. Tantôt la |)artie fibrineuse disparait, l«' partie sén»use reste dans le foyer, et peut rester ainsi indéfiniment ren^ fermée dans un kyste, qui lui-même sécrète dans certains cas un fluide' très abondant. île sorte que la ( ollection de liquide s'accroît gradueik" ment. D'autres fois, au ctintraire, c'est le noyau fibrineux qui persiste, et celui-ci pourrait, suivant M. Velpeau, épn)uver diverses tranv formatioii>. Noii^ aurons (lera.sion de iiou> expliquer ^ur ce point daii>

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