‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 29 sur 135 · PLA1K · texte numérisé non relu

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êpanchenieni sanguin, on n'a plus qu'une ecchymose. Mais ou coaçoil que cette compression, exercée même sur le sang encore fluide à une- (•poqne plus avancée, ne présentera plus les mômes avantages ; car* sB l(*s vacuoles du tissu cellulaire sont déjà oblitérées, si la colleetianai sanguine est déjà entourée par un kyste de nouvelle formation, k^ compression ne pourra plus expulser le liquide comme dans le cas pré— fMident. La violence exercée alors sur le foyer pourrait au contraire 1^ disposer à s'enflammer.

Lorsque, malgré le traitement le plus méthodique, la résorption ii* 4 >'opère pas, et que la tumeur continue à présenter de -la fluctuation^ que faut- il faire ? On a conseillé de pratiquer une ouverture artific-ielle ^ dans le but d'évacuer le liquide épanché. Otte ouverture, pratiquas avec une lancette ou un bistouri, doit, en général, être très étroite. tJL. <K>mprime légèrement le foyer pour le vider sans laisser pénétrer Vams dans son intérieur, et l'on bouche immédiatement la petite plaie qt^ Ton vient de faire avec un morceau de diachylon. Cette opération ^ présente aucun danger lorsqu'on la pratique sur un foyer peu étendr J mais il n'en est pas de même lorsque le foyer est très vaste, (in a * f|uelquefois dans (*ette circonstance un foyer s'enflammer, amener u' ^ "suppuration abondante, de mauvaise nature, des troubles généraux ti ^'raves, et enfin la mort. C'est pour se mettre plus sûrement à l'abri

i*es accidents, que l'on a conseillé de pratiquer à ces foyers une pon *ion sous-cutanée par le procédé que nous avons décrit (voy. Abr^ ftvîds).

Dans un mémoire fort bien fait, M, Voillemier Ta formulé, relativement à louverture des épanchements sanguins, des- préceptes trè^ judicieux que nous résumons ici. «L'époque à laquelle il convient de pono tionner un épanchement sanguin est assez variable; en général, il e«t avantageux d'attendre que la tumeur soit bien dessinée et la fluctuation manifeste. A mesure que Ton s'éloigne du moment de l'accident, la séparation des principes des élément.s du sang s'opèri'! d'une manière plus complète. Les parties solides se déposent sur les parois profondes du foyer et s*y fixent de plus en plus, la sérosité devient plus ténue et la |M*au s*amincit dans quelques points; les tissus se n^nettent de la contusion profonde qu'ils ont subie, et l'on se trouve dans les conditions les plus favorables à l'évacuation rapide et facile des liquides. Cependant si, par suite de la violence de la contusion, la peau était fortement distendue, amincie, et qu'on eût lieu de craindre l'ouverture spoDlanée du foyer, il faudrait la ponctionner tout de suite. »

L'ouverture sera faite à laide d'un instrument d'un petit diaiuèlre, une aiguille à coudre par exemple ; mais si cet instrument a l'avantage

(1) VoiUemier, Clinique chiratyicaU. Paris, 1K02, p. 258.

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