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rintervalle des séances^ doit provoquer, dans l'intérieur de dm tim lors de leur introduction^ des phénomènes morbides analogues à eei qu^on observe à la suite des inoculations anatomiques, des piqte d'épingles ayant servi au pansement de certaines plaies ou à rînorâl tion accidentelle de certains virus. »
Ajoutons^ pour terminer, que l'inoculation d'un virus^ de h t philisy peut être la conséquence du tatouage. Hutin (1) rapporte le e d'un soldat qui se fit tatouer à l'hôpital du Val-de-Grâce. Celui qâ I tatouait^ atteint de chancres à la verge et à la bouche, n'avait plus qi quelques piqûres à pratiquer ; l'encre de Chine dont il se servait éÛ desséchée dans une coquille, à plusieurs reprises il la délaya en pmm de sa propre salive au bout des aiguilles, et inocula ainsi une sypki qui amena de graves accidents.
Nous avons tenu à faire connaître dans cet ouvrage les aeei dents que provoque le tatouage, heureux si nous pouvons arriver i rendre moins fréquente une pratique qui ne serait que ridicule, si dli était innocente; d'ailleurs, le ministre de la marine, à l'instigatimi A l'inspecteur général du service de santé de la marine, dont l'atteatioi a été appelée sur ce point par le mémoire de M. Berchon, a donnédei instructions afin d'empêcher le tatouage si fréquent chez les marins.
J)e remploi chirurgical du tatouage. — Quelques chirurgiens ontpcM qu'il pouvait être avantageux de recourir au tatouage pour fiiire diipi raltre les taches de la peau, pour masquer les nœvi matemi, pour to lorer les cicatrices blanchâtres et les lambeaux trop pâles qui résiilM des opérations d'anaplastie. M. Pauli (de Landau), en 1837, M. S. Qvdier, en 18/i8, ont conseillé de porter sur les tissus des aiguilles imbibée d'un mélange couleur de chair formé par du cinabre et du bhM de céruse ; leurs tentatives ont pour ainsi dire passé inaperçues : la coi» plication de Topération, la douleur qu'elle provoque, les accidents fi peuvent en être la conséquence, enfin l'incertitude de ses résulWs expliquent parfaitement l'indifférence des chirurgiens.
Plus récemment, en 1859, M. Schultz a conseillé le tatouage poo donner aux lèvres leur coloration normale après les opérations à chilopiastie ; il conseille d'employer le cinabre de préférence à la oock nille, qui n'avait pu donner qu'une teinte trop pâle. Cette invention is de date trop récente pour que l'on puisse se prononcer sur sa vaietf car, comme nous le verrons, les traces du tatouage finissent par dis paraître avec le temps. Nous ne pensons pas que cette méthode s généralise, car on sait les accidents que l'on observe à la suite d( opérations de tatouage pratiquées sur la face.
(1) Comptes rendus de V Académie de médecine^ t. XVlll, p. 349.
ituie médico-légale sur le tatouage. — Les médecins légistes se sont leaucoup occupés du tatouage comme moyen de constater l'identité des ndividus. MM. Casper (de Berlin) (1), Chéreau^ Hutin^ et* principalement M. Tardieu (2), ont beaucoup étudié cette question. Il résulte des faits observés : 1" que certaines matières colorantes^ comme Fencre de Chine^ ne s'altèrent point; que Tindigo^ au contraire^ pâlit considérablement ; que la couleur du vermillon s'altère avec le temps ; 2'' que le tatouage trop superficiellement pratiqué finit par disparaître^ soit spontanément, soit par des frottements rudes ou l'application de vésicatoires. Terminons en ajoutant que M. Follin a démontré que dans tous les tatouages^ une certaine partie de la matière colorante disparaissait m pénétrant dans les vaisseaux lymphatiques, et qu'elle quittait la peau xrar se rendre dans les ganglions, où elle s'arrête et persiste indéfininent.
ARTICLE X
Bien que ces plaies soient produites par des instruments tranchants, ît que par conséquent elles appartiennent à cet ordre de plaies que BOUS avons adoptées pour type dans notre description générale, cepenliant nous croyons devoir les examiner à part, et leur consacrer une mention spéciale. Outre les considérations dont les plaies par instru- Bsents tranchants ont été le sujet, considérations qui sont entièrement ipplicables aux amputations, il en est quelques-unes qui n'appartiennent ^\ elles, et dont la haute importance justifie et même nécessite l'isolement de leur étude. Ces plaies, en effet, intéressent à la fois les parties molles et les os ou les articulations, et la présence d'une surface osseuse w centre de la solution de continuité les distingue éminemment des amples coupures.
Ces opérations ne sont pratiquées qu'à la suite d'affections assez ?ra?es pour rendre inévitable la perte de la partie blessée, ou pour x>mpromettre sérieusement la vie du malade, lorsqu'une confiance Kveogle dans les ressources de la nature porte le chirurgien à d'imprulentes tentatives de conservation. En présence d'un danger si menaçant, l'art est appelé à résoudre plusieurs questions dont la solution est urgente. Il doit intervenir : 1** pour apprécier toutes les circonstances Ae ta blessure, et juger, après cet examen, si l'on peut espérer de
(1) TfcàU pratique de médecine légale^ traduit de Tallemand par M. Gustave Germer Mière. iS62, 2 vol. gr. ifi-8<».
(t) tmde médico'légale sur le tatouage^ {AnimUes d'hyg, jmbl. et de méd, Ug*^ J' léric, 1855, t. m, p. 171).
conserver le membre sans compromettre l'existence^ ou s'il est eonve nable de renoncer à sa conser\'ation ; 2"" pour fixer l'époque où celi opération doit être pratiquée ; 5® pour la pratiquer suivant le mode L plus convenable. Nous examinerons successivement ces trois poirt principaux^ qui^ depuis un siècle^ ont souvent servi de texte aux ém eussions scientifiques; nous exposerons ensuite les phénomènes qa présente la cicatrisation des plaies qui succèdent aux amputations^ I traitement qui leur convient et les accidents qui leur sont propres. L'amputation sera pratiquée dans les circonstances sui%*antes : 1° Lorsqu^un membre a été emporté par un boulet. Mon, en eflet, li surface du moignon est extrêmement irrégulière; les parties molkf sont contuses; les os irrégulièrement brisés^ armés de pointes, et soivent entourés d'esquilles; les tissus infiltrés de sang à des hautem différentes; la peau est insuffisante pour recouvrir une plaie aaiB étendue. Abandonnée à elle-même^ une semblable solution de continuité devient le siège d'une inflammation excessive, d'une suppuratiM abondante et intarissable; l'os se nécrose; la cicatrisation, lorsqu'cle a lieu, demeure souvent incomplète, et, dans ce cas, la plaie dégénère en un ulcère incurable. Dans les circonstances très rares où la plaie lê cicatrise entièrement, la cicatrice reste irrégulière, douloureuse, prédisposée à des excoriations fréquentes, qui rendent le moignon entiéicment inutile. En résumé, abandonnées à elles-mêmes, ces plaies ciasent presque toujours la mort, et si le malade échappe aux dingen multipliés qui menacent son existence, il conserve un moignon dont II disposition est si défavorable, qu'il ne lui est point permis de l'utilifer, et dont les inconvénients sont si nombreux, qu'il se trouve souiMl condamné après la guérison h réclamer comme une faveur une opération qu'il avait d'abord repoussée. L'amputation, en régularisant II plaie, modérera Tintensité des phénomènes inflanmiatoires, diminncfi le nombre des accidents, liAtera le terme de la cicatrisation, et enii laissera au malade un moignon précieux par les services qu'il pown lui rendre.
2"" lorsqu'une plaie intéresse à la fois les troncs artériels et veiaetf principaux d'un membre. A la suite d'un accident de cette nature, OU double ligature devient nécessaire; la circulation est suspendue àm toutes les parties situées au-dessous de la plaie; le sang artériel n'imit plus qu'en petite quantité par les vaisseaux anastomotiques, et lesa^ veineux stagne h lextrémité du membre, qui se refroidit promptemeil» s engourdit, s'infiltre, et enfin se gangrène. Ce résultat étant iné^itabkt il faut le prévenir par une amputation que la mortification des lions rendrait indispensable à une époque plus avancée, lorsque le tieti n'aurait plus la même forco pour la supporter. Ce précepte ne s'tpplic|ue qu'au bras et à la cuisse, et nullement à Tavant-bras et à In
jambe; car, dans ces parties plus éloignées du centie circulatoire, les Iront's artériels et veineux les plus volumineux ne sont plus uniques, \ïm multiples ; on en trouve trois aux pieds et a la janibe, deux à la main et à Tavant-bras : si l'un d'eux seulement est divisé ou désorganisé, même dans une assez grande étendue, la circulation sera onirelenue par les autres, et la gangrène en sera bien rarement la conséquence.
y Lorsque l'artère principale du brus on de la cuisse a été divisée, et l'os brisé comminuiivement. Pour bien comprendre la nécessité d'une ^imputation dans cette circonstance, il faut se rappeler la difficulté avec laquelle le sang artériel, après la ligature d'un tronc principal, arrive aux parties inférieures à travers les routes longues, tortueuses et d'abord insuffisantes de l'appareil capillaire, difficulté telle que le membre se refroidit, s'engourdit, et quelquefois même se gangrène, bien que la veine soit intacte et que la plaie soit peu considérable ; or, ici, il existe une fracture comminutive qui a été le résultat d'un choc plus ou moins violent; les parties molles sont non-seulement divisées, mais plus ou moins contuses; un grand nombre de vaisseaux qui auraient contribué à transmettre le sang des parties supérieures aux inférieures se trouvent donc perdus pour le rétablissement de la circulation. Ce rétablissèment, déjà difficile dans les conditions les plus avantageuses, rencontre donc alors des difficultés bien autrement grandes, et qui croîtront dans la proportion de la contusion et de l'étendue de la plaie ; un peu plus tard, une inflammation violente se déclare, toutes les parties molles engorgées et comprimées par leur turgescence réciproque, achèvent de rendre tout à fait impossible le passage du sang; et si la gangrène ne s'est pas encore manifestée, elle ne tarde pas à se montrer. A cet accident se joignent tous ceux qui sont propres aux plaies compliquées de fracture comminutive, en sorte que, si l'amputation n'est point pratiquée, le malade est menacé à la fois de la gangrène du membre et de la mort.
A l'extrémité des membres, l'amputation, quelquefois utile dans la ffiênie circonstance, ne peut être posée en principe : les voies anastouiotiques, beaucoup plus nombreuses, peuvent rétablir la circulation, cl ont quelquefois procuré des guérisons inespérées; le chirurgien puise alors les motifs de sa conduite dans de s considérations tirées du âége de la plaie, de l'étendue qu'elle présente, des désordres qui accompagnent la fracture comminutive, de l'importance du vaisseau Sériel qui a été blessé. Si ces considérations le laissent dans le doute, 9 doit différer l'amputation jusqu'à Tépoque où ses espérances déçues bi en montreront la nécessité.
h!' Lorsqu'une articulation a été ouverte et que les surfaces articulaires "««< brisées sur un ou plusieurs points. Les phénomènes qui succèdent
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à une plaie de cette nature sont : une fièvre traumatique inienaey de douleurs excessives^ une altération des surfaces articulaires telle, qoi les cartilages sont détruits^ et que les os sont envahis par la suppife ration^ qui amène des clapiers, des fusées purulentes^ des trajets fia tuleux. Le malade succombe presque constamment à la violence d« accidents inflammatoires; s'il guérit, les surfaces osseuses se soudcn et il en résulte une ankyiosc qui rend le membre plus ou moins imp^ teiit. Ce résultat, cependant, malgré tous ses inconvénients, est saj contredit moins fâcheux qu'une amputation, et s'il était la conséquettc ordinaire de ces plaies^ tous les efforts du chirurgien devraient tendra» l'obtenir; mais il est très rare : l'art doit donc intervenir pour sau^ la vie compromise.
Indépendamment des circonstances que nous venons de faire ooanaître, et qui rendent l'amputation nécessaire, il en est quelques autm qui peuvent présenter la même indication, mais qui ne permettanl point de la prescrire d'une manière aussi formelle. Ainsi, lorsqu'on corps dur doué d'une forte impulsion, un boulet, par exemple, a brisé les os en éclats, désorganisé les parties molles, sans diviser la peso, faut-il pratiquer l'amputation du membre? Dupuytren le conseille. Ge précepte nous semble trop absolu; pour en préciser la valeur, no» distinguerons deux cas : celui où les vaisseaux et les nerfs prindpni participent à la désorganisation des parties molles, et celui oA ces vaisseaux et nerfs sont demeurés intacts. Dans le premier cas, rampu* tation ne peut être douteuse; dans le second, au contraire, le dovie existe, et peut laisser le chirurgien dans un grand embarras. Soowflil elle sera nécessaire, mais elle ne peut être proposée d'une manière absolue; l'étendue variable des désordres pourra seule régler la conduite du chirurgien, et le déterminer à recourir à l'amputation on î tenter la conservation du membre.
On a conseillé aussi de pratiquer l'amputation lorsqu'une héfflO^ rbagie ne pourrait être arrêtée par aucun moyen. Quelquefois il ^ impossible de trouver les orifices d'un vaisseau divisé; alors, poo sus|>endre Thémorrhagie, on pratique une ligature au-dessus de la pbi^' Mais il {>eut arriver que cette ligature ne supprime point l'hémorrhatM] ou bien que celle-ci, après avoir été supprimée, se renouvelle; c'esl cette circonstance qui a porté quelques auteurs h prescrire l'amputi' lion, afin d'opposer un obstacle promptement et sûrement efficace i l'eflusion du sang. Mais nous pensons que, dans une circonstance fl^n* blable, il ne faudra jamais hésiter à recourir à une secAinde, et nrfv' à une troisième ligature plus rapprochée du tronc. Lorsqu'une |)roiui^i* ligature est insuHisante, c'est ordinairement parce qu'une artère colb téi'ale importante naît immédiatement au-ilessus du |>oint étranglé; ^ second lien, en fermant cette voie au siug artériel, et en fermant â
lation un plus grand nombre de rameaux aiiaslomotiques, fera r récoulement.
fin, lorsqu'il existe une perte de substance considérable, qui lera infailliblement une suppuration assez abondante pour faire le malade d'épuisement, il convient de pratiquer Tamputation ; cette opération constitue alors un problème dont il est diflicile de ser les nombreuses données, et que la sagacité, Texpérience et ut le tact du chirurgien sont seuls appelés à résoudre. imputation reconnue nécessaire doit étj^e prntif/uée ifnjuédiatement. Set, puisqu il s'agit de substituer à une blessure grave et compli- . dont on redoute les accidents mortels, une plaie beaucoup plus e, qui doit soustraire le malade à un danger imminent, on ne it différtM*, car ce retard, en laissant le lîlessé exposé à toutes les îurs inséparables d'une plaie compliquée, à tous les accidents que plaie peut entraîner, est un temps précieux perdu pour la cicatri- 1 du moignon. Sous Tinfluence de Taccident, le malade se résout plus de facilité à un sacrifice sur toutes les conséquences duquel il oint encore longuement réfléchi, mais qui, dans l'hypothèse d'un , deviendra l'objet de toutes ses préoccupations, et ne tardera pas apparaître alors sous des couleurs plus sombres; sa résolution ne plus le résultat d'une résignation calme, mais d'un état de tension lie plus ou moins énergique, qui est toujours moins favorable au h de l'opération; d'ailleurs, tous les chirurgiens s'accordent mainit à reconnaître que l'amputation pratiquée immédiatement donne proportion de succès beaucoup plus avantageuse que l'ampuliition écutive. Cependant, si la blessure était le siège d'une stupeur pro.- 'ée, comme celle que déterminent des projectiles volumineux, il t convenable d'attendre que cet état de stupeur fût dissipé, afin de oint le rendre plus grave en lui ajoutant l'affaissement momentané suit toutes les grandes opérations. Quelques heures suffisent ordi- ?ment pour ramener dans les parties blessées la sensibilité et la îur; le rétablissement de l'innervation et de la circulation indique ornent favorable à l'amputation. 11 est important de pratiquer cette ation avant le début des phénomènes inflammatoires; lorsque -ci se sont manifestés, il est ditticile 8e la ditt'érer jusqu'à ce que première violence se soit calmée. (Consulter, sur ce point, les ioires de Faure et de Boucher, dans les Mémoires et Prix de l'Acaie de chirurgie.)
ieu d'électiofi. — L'amputation peut être pratiquée sur la continuité os, ou dans la contiguïté des surfaces articulaires. Le premier mode ?çu le nom d'mnputation proprement dite, et le second celui de articulation. Lorsque la blessure qui nécessite l'amputation est située rune partie sutlisamment éloignée de l'articulation placée immédia-