‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 35 sur 135 · PLATE · texte numérisé non relu

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placer et de maintenir la scie à anj^'le droit sur son axe, et d'achevé cette section en retenant la lame de l'instrument, afin d'éviter un écls^ La plaie^ alors abandonnée h elle-m^me^ se présente sous la forr^' d'une cône creux^ dont la hase correspond aux téguments. Celte fonr%, avantageuse par la facilité avec laquelle tous les tissus divisés se pr^lf^r, à une réunion linéaire, est due aux rétractions successives de la pc^sn, et (les couches musculaires superficielles qui dépassent la section c/^ Tos, (»t relèvent de 6 à 8 centimètres au-dessus du point où elle ser»/ pratiquée si toutes les parties molles étaient comprises dans une seu/p et même incision perpendiculaire à Taxe du membre.

Si^ au lieu d'agir sur le bras ou la cuisse^ on agit sur Tavant-bras au la jambe^ il deviendra nécessaire d'introduire quelques modifications dans l'exécution de la méthode précédente. Ici l'ordre de superposition des muscles n'est plus assez régulier pour permettre de distinguer m» ■ couche superficielle et une couche profonde. Ces muscles, placés entre deux os qui leur fournissent des points d'attache beaucoup plus multipliés, ne sont plus susceptibles de la même rétraction. On ne peut es|M*r(T remonter assez haut dans leur épaisseur pour diviser les os; c'est donc principalement sur les téguments qu'il faut compter pour re(*ouvrir la plaie. Il rt'^sulte de là qu'après avoir incisé les téguments, il ne faut pas se contenter de les rétracter, car cette rétraction senil insuflisimte. Il est nécessaire de couper les brides celluleuses qui unissent leur face profonde aux tissus fibreux sous-jacents, de les dissi'iquer, en un mot, et de les relever à la manière d'une manchette, dans une étendue au moins «'^ale, et même un peu supérieure ao demi-diamètre du membre. On divise ensuite en un seul temps toutes les parties musculaires avec un couteau ordinaire^ auquel on substitue un couteau interosseux promené sur les deux os en 8 de chiffre, de manière à compléter la division des tissus que leur situation plus pro* fonde avait en partie dérol)és à la première incision. La scie sen d abord portet> sur los le plus fixe ; elle attaquera ensuite l'os le pio^ mobile, qu'elle achèvera de diviser avant que la section du premiff soit complète. Ainsi, à la jambe, la section des os sera commencée H finie sur le tibia ; à l'avant-bras, elle sera commencée et finie sur le cubitus. C'est pour procéder de cette manière à la division des deux w que l'on prescrivait à lopératenr de se placer en dedans de la jambe et de l'avant-bras; mais il peut atteindre le même but en prenant la position que nous avons conseillée.

2" .W'fh'tfie à IwNbeatix. On peut tailler un ou deux lambeaux : delà deux procé(h»s différents. Pour pratiquer le premier procédé, le chi^u^ gien s<iisit les parties molles qui doivent constituer le lambeau avec I* main gauche, le pouce appliqué (l'un c(Ué et les autres doigts du ^^ opposé. Un couteau interosseux, ou un simple bistouri, si la partie ^

>eu volumineuse^ est introduit par ponction dans le point où les parties uolles' ouvrent le plus d'épaisseur, de manière à s'interposer a Tos et lUx tissus qui le recouvrent immédiatement. L'instrument est ensuite induit de dedans en dehore, et de haut en bas, des parties les plus Profondes vers les plus superficielles, qu'il divise les dernières, et donne Jnsi naissance à un lambeau, qui doit toujours être plus long que la Jaie qu'il est destiné à recouvrir, ce lambeau se rétractant constamlent.

La section du lambeau telle que nous venons de la décrire, c'est-àire par transfixîon, n'est pas acceptée par tous les chirurgiens, il en si un grand nombre qui préfèrent avec raison tailler leur lambeau de shors en dedans, c'est-à-dire des parties superficielles vers les parties refondes; pour cela on fait aux téguments une incision elliptique, qui rconscrive le lambeau, puis on coupe couche par couche jusqu'à ce l'on soit arrivé à l'os, et à la base du lambeau qui, dans ce point, résente toute l'épaisseur des parties molles. Ce procédé est beaucoup loins rapide, partant moins brillant; il est d'une exécution un peu lus difficile ; mais il permet au chirurgien de voir tout ce qu'il coupe, ar conséquent il n'a pas la crainte de tailler en bizeau les nerfs ou les ftisseaux.

Après avoir coupé le lambeau, qu'on peut choisir sur les différents oints de la circonférence du membre, mais qu'on prend, en général, ur les parties les plus musculaires, on incise demi-circulairement les îguments et les muscles du côté opposé, de manière que les extrélités de cette seconde incision faite perpendiculairement à l'os corespondent à la base de la première ; et enfin, dans un troisième temps, n scie l'os.

Si l'on se propose de conserver deux lambeaux, le second sera taillé e la môme manière que le premier, et se composera de toutes les paries molles situées du côté opposé. Après la section de Tos, ces deux imbeaux se confondent par une base commune, et peuvent être facilelent juxtaposés.

y Méthode ovalaire. Cette méthode n'est, en réalité, que la méthode ircolaire qui, au lieu d'être pratiquée perpendiculairement à l'os, serait pratiquée dans une direction plus ou moins oblique.

Ces trois méthodes s'appliquent à l'amputation dans la continuité et lans la contiguïté. Toutefois, elles sont loin d'offrir dans ces deux cirinstances les mêmes avantages. Ainsi, sur la continuité des membres, l'amputation est presque constamment pratiquée par la méthode circu- Uire, et la préférence accordée à cette méthode est justifiée : 1* par Véiendue de la plaie, qui est toujours moindre que lorsqu'on met en usage la méthode à lambeaux ou la méthode ovalaire ; 2'' par la superposition régulière des tissus, qui permet, au moment de la réunion, de

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