‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 47 sur 135 · DU CHARBON · texte numérisé non relu

DU CHARBON

nsmission de la pustule maligne : 1° A la suite du contact de la ;ur. C'est ainsi qu'il est le plus souvent contracté. Alors il se tre aussi sur les parties découvertes, et attaque de préférence les hers, les équarrisseurs, les vétérinaires, etc. 2° A la suite du conivec le sang d'un animal infecté. Des observations rapportées par lert et Chaussier établissent ce fait. 3° Enfin après le contact de la . Fournier a vu le charbon communiqué par des peaux qui avaient ^réparées, par des laines lavées et cardées.

I outre, cette maladie peut être introduite dans l'économie : 1° Par oies alimentaires. Morand et Duhamel, il est vrai, ont rapporté des qui démontrent qu'un très grand nombre d'individus ont pu manmpunément les chairs d'un animal qui avait succombé au charbon, quelques observations faites parThomassin, et d'autres analogues, s par Chaussier, prouvent que l'infection peut avoir lieu par cette . Fournier, qui partage cette opinion, croit môme pouvoir affirmer ce mode de contagion est le plus fréquent, et considère le charbon contracté comme plus rapide dans sa marche, et plus funeste dans fléts. 2" Par les voies respiratoires. Les exhalaisons qui s'effectuent surface des chairs, au moment où l'animal est dépecé, attirées par )iration dans le parenchyme pulmonaire, semblent y déposer le îipe virulent. Chaussier a donné ses soins à un chamoisier de Dijon, ivait absorbé par cette voie le virus charbonneux. Si les matelaset les cardeurs sont si souvent affectés de charbon, ne pourrait-on expliquer cette fréquence, avec MM. Bérard et Denonvilliers, en îltanl que l'infection s'effectue chez eux bien plutôt par la surface lonairc que par la surface cutanée?

tous les faits que nous venons de rapporter, et de ceux que nous s cités précédemment en faisant l'histoire étiologique de la pustule ;ne, il résulte :

Que le charbon est quelquefois spontané, mais qu*il est le plus lairement contracté par contagion ;

Que le charbon contracté par contagion est communiqué des anic à l'homme dans les mêmes circonstances et de la même manière la pustule maligne ;

Que la pustule maligne ne peut être contractée que par la peau, is que le charbon peut l'être à la fois par la peau et par les mem- ^ es muqueuses;

Qu'une même cause, le virus charbonneux , peut produire deux Plions différentes : tantôt la pustule maligne , tantôt le charbon , s bien plus souvent la première que la seconde. YMPTOMATOLOGiE. — Le charbon débute par des phénomènes géné- !t: le malade est saisi d'un sentiment de malaise et de faiblesse inactumés; il éprouve plus de difficultés à respirer, de l'anxiété; son

:Mih AFFECTIONS CHARDONIfErSES.

pouls est i>otit, moins ré^^ulier ci plus fréquent. Il s'agite, perd le souh iiicil, et éprouve bientôt des angoisses, des nausées, des syncopes et quelquefois du délire qui unnoneent une mort prochaine. Ces phénomènes se déclarent ordinairement vingt-quatre heures avant rapparilioa do la tumeur. Cependant lorsque le charbon est contracté par contagion, les symptùmes généraux et la tumeur se montrent en même tempi Cette tumeur est annoncée par des pustules livides, ou bien par des vésicules remplies d'une sérosité brunâtre. Sous ces pustules ou ces vésicules existe un noyau lenticulaire, d'une coloration très foncée, qui ne tarde pas à devenir tout à fait noire. Autour de ce tubercule de forme hémisphérique aplatie, existe un cercle d'un rouge vif qui le limite arec précision, et se termine brusquement à une petite distance. Il est le siège d'une douleur vive et d'une chaleur brûlante qui occupe sa circonférence, et particulièrement cette zone i*ouge qui le circonscrit. Cette douleur aiguC, qu'on a comparée à celle de la brûlure, annonce Têniption charbonneuse, l'accompagne pendant son développement, et li précède dans ses progrès. La partie centrale de la tumeur, qui offre ooe couleur d'un noir de charbon, est insensible, et constitue une véritable eschare, tantôt dure, et tantôt molle.

La marche de cette affection est très rapide. La tumeur suit de prés l'apparition des phénomènes généraux, et dès qu'elle parait, ses progrès sont si prompts, qu'elle atteint en quelques jours son complet développement. Lorsque l'eschare s'étend, elle projette autour d'elle dtt irradiations qui envahissent d abord le tissu cellulaire sous-cutanc et ensuite les téguments, en sorte que ceux-ci deviennent successivement d*un rouge brun, puis livides, et enfm noirs, à mesure que la niortilcation s'en approche et s en empare. Pendant que l'eschare s'étend ve» les parties périphériques, elle se ramollit dans ses parties centrales, qw se décomposent, deviennent molles et dépressibles par suite des socs qui les abreuvent. Dans la pustule maligne la gangrène est limitée àU peau et au tissu cellulaire ; dans le charbon elle s'étend plus profondément. Elle franchit les plans fibreux, et gagne les muscles, les nerfs, les vaisseaux, en sorte qu'elle occasiorme quelquefois des hémorrhagict dangereuses.

Cette affection si rapide dans ses progrès, et si alarmante par Twsemble des phénomènes généraux qui l'accompagnent, entraîne presq» constamment une tenuinaison fâcheuse, et ce funeste résultat est s pn)bable, qu'autrefois on abandonnait les malades qui en étaient atteints, connue voués à une mort certaine. Celle-ci a lieu, dans quelques circonstances, après vingt-quatre heures; mais le plus souvent Hte sunient du deuxième au quatrième jour. Dans les cas extrémenient rares oii l'on a observé la guérison, ce résultat, aussi heureux qu'io*^^ tendu, a été annoncé par une amélioration dans I état général^ et par 1^

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