‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 51 sur 135 · DES EFFETS DU FROID SUR LES CORPS VIVANTS · texte numérisé non relu

DES EFFETS DU FROID SUR LES CORPS VIVANTS

Iâ soustraction d'une quantité considérable de calorique aux corps ^Wants produit des accidents qui varient, suivant que l'action du froid ^'exerce sur une partie limitée du corps ou sur l'organisme tout entier, ^ns le premier cas, on n'observe que des phénomènes locaux; dans le ^ond, ce sont surtout les accidents généraux qui, par leur gravité, attirent l'attention du médecin.

§ I. — X0bU du froîd tar une partie lîmStée da eorpt.

Ces effets sont différents suivant que les parties sont soumises à un ^I^ssement plus ou moins considérable de température, et suivant le temps pendant lequel l'action du froid s'est exercée : c'est ce qui a en*

(i) iM. c^., t. IV, p. 5i4.

S60 DBS EFFETS DU FROID SDR LES OORPS TITAEn.

gagé les auteurs à établir plusieurs degrés parmi les altérations loeri produites par Taction du froid^ comme cela a été fait pour la brûla Nous acceptons la classification de Gallisen^ qui reconnaît les trote i grés suivants : i"" rubéfaction; 2* formation de vésicules et aioértiio superficielles; 3"" mortification de la partie. Les deux premiers degi appartiennent à raffcction vulgairement désignée sous le nom dVq lure; le troisième est la gangrène par congélation.

Premier degré. — La peau est seule dfectée d'abord ; mais le tii cellulaire sous-cutané ne tarde pas à se prendre. Les parties qui ont< soumises à l'action du froid présentent une tuméfaction légère, v couleur rosée qui disparaît par la pression du doigt, et reparaît an tôt. Les douleurs qui accompagnent cet état sont peu intenses, et ti supportables lorsque les parties sont soumises à une température bn sans cependant (*tre très froide ; mais lorsqu'elles viennent à s'échaui elles donnent lieu à une démangeaison extrêmement pénible, qui ton mente surtout les malades le soir, et qui se dissipe au bout d'un oerit temps par la chaleur du lit ou Texposition prolongée à Tardeur d^ foyer. Cet état peut durer ainsi pendant fort longtemps, pendant te un hiver, par exemple, sans s'aggraver, malgré des exacertwUons qno diennes.

Deuxième degré, ~ La partie malade, après avoir présenté pendi quelque temps les syinptùmos qui caractérisent le premier degré, o( une coloration rouge foncé, tirant sur le violet; la tuméfaction il mente, Fépiderme se fendille; il se forme des gerçures, des cretan qui s'agrandissent progressivement. D'autres fois une sécrétion de se site purulente soulève* l'épiderme ; cette membrane se rompt, et hù à nu un fond ulcéré (engelures entamées). Cet- ulcère, très superfid fournit pendant longtemps de la sérosité sanguinolente, et ne tend ni lement à se cicatriser. A cette époque, la douleur a changé de car tère; les démangeaisons insupportables qui se manifestaient lorsque partie commençait à s'échauffer sont remplacées par une cuisson^ t sensation de brûlure que l'impression du froid rend très pénible.

Troisihne degré. ~ Li partie soumise à l'actiofi d'une tempénb capable de produire une congélation complète présente d'at>ord c coloration violacée; elle se tuméfie, devient insensible ; quelquefois \ pendant elle reste pâle et décolorée ; bientôt elle se durcit par le fait la congélation des liquides qui la pénètrent. Les choses restent dans état tant que la partie est exposée à l'action du froid ; et, chose rem quable I c'est que l'on a vu plusieurs fois dans cette circonstance congélations partielles du nés ou des oreilles, par exemple, existe Tinsu de celui qui en était atteint. Mais lorsque la température s'élè la partie* se dégèle ; on la voit alors se ramollir, se tuméfier, devc livide, noirâtre; il s'y manifeste les phénomènes d'une réaction d'aul

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