DES ULCÈRES EN PARTICI LIER
iquide formé par uno sérosité roussÀtre ; il est quelquefois sanieux 3ut même donner issue à du sang pur^ lorsque le liquide qui suinte la varice percée s écoule dans Tulcère ; les parties environnantes entent une coloration brune. L'ulcère peut être douloureux , mais t en général indolent^ simple ou compliqué de callosités. Lorsqu'il ) depuis quelque temps^ on trouve à sa base, à son pourtour, des îtés qui permettraient quelquefois de le confondre avec l'ulcère cal- :, n'était la coexistence des varices sur le membre, Tengorgement de li-cî, etc.
'ulcère variqueux n'est nullement [dangereux, il est même facile lénr, quand on le traite convenablement ; mais si on l'abandonne i-roême, il continue toujours à faire des progrès. Quand il est guéri, icatrice qui le remplace est très mince, très facile à rompre ; sa rison d'ailleurs n'est point absolue, car à la moindre cause d'irritala peau se déchire et l'ulcère reparaît.
BAiTEMENT. — Pour guérir radicalement les ulcères variqueux, il Irait détruire les varices, qui en sont souvent la cause immédiate, ui toujours déterminent l'engorgement du membre; mais la majodes praticiens pense, et avec raison, qu'on ne peut guérir radicaent les varices : on devra donc s'attacher à diminuer leur influence a production de ces ulcères; dissiper, s'il est possible, l'engorgement membre, et traiter ensuite ces Ulcères comme de simples plaies 3urantes.
i cautérisation des tumeurs variqueuses parle caustique devienne, ection de perchlorure de fer dans les veines qui sont en communi- )n avec les bords de l'ulcère, favorisent singulièrement le travail icatrisation, mais l'ulcération revient avec les varices qu'on ne t faire disparaître d'une manière définitive ; aussi, à moins de cirjtances tout à fait exceptionnelles, nous leur préférons la com- *sion pour des raisons que nous détaillerons en traitant des varices, levra donc panser simplement avec de la charpie sèche, protéger )ords de l'ulcère avec des bandelettes enduites de cérat, et exercer le membre une compression légère, régulière, uniforme, au moyen le bande roulée ou d'un bas lacé à coutures plates et à œillets rapïbés.
orsque l'ulcère n'est point enflammé, on a conseillé avec raison d'en- •er le membre avec des bandelettes agglutinatives. Ces bandelettes oUissent les bords de l'ulcère, les rapprochent, et empêchent rendement du membre. On modifierait préalablement Tulcère, s'il était ammé, au moyen de cataplasmes émollients, du repos, etc. Cela , on pourrait sans danger aucun procéder au traitement curatif. Quelques praticiens prétendent avoir guéri des ulcères variqueux, 1 point par des irrigations d'eau froide, mais par des bains de ri-
396 PATIIOUIGIE DES CICATRICE?.
viùre pris dans un courant d eau fort rapide. Ce moyen peut agir ronime répercussif, tonifier les parties malades, leur donner de li^itililé ; il peut même faire guérir radicalement des varices légère» : quelques malades s'en sont réellement bien trouvés. On pourrait donc conseiller ces bains, sinon comme traitement curatif, du moins comme moyen accessoire, adjuvant.
On rencontre quelquefois des ulcères variqueux qui datent de sept oo buit ans. Ces ulcères, ayant été négligés pendant tout ce temps, ont fait tellement de progrès, qu'ils ont fini par ne faire de la jambe qu'unf plaie étendue depuis le genou jusqu'aux malléoles. La peau est entièrement détruite, et ces ulcères sont devenus incurables; ils exigent alors de grands soins de propreté, un pansement renouvelé plusiemi fois par jour en été, car ils sécrètent une sanie dont on peut combattre la fétidité avec des lotions aromatiques, de chlorure de chaux, etc. Ui bon régime et les amers sont indispensables.
Qu(*lquefois on ne parvient à calmer les douleurs qu'au moyen de topiques opiacés. On voit aussi quelquefois les malades afiectés deces ulcères maigrir, décliner, épuisés qu'ils sont par une fiè\TC hectiqoe et par une abondante suppuration ; les douleurs qu'ils éprouvent sont vives, et dès lors l'amputation esL devenue indispensable : on aoipnte donc, bien que les os, les nerfs et les artères soient dans un état dlnlêgrité parfaite ; on ampute pour cela seul qu'il n'y a plus de peau su le membre, et qu'il est impossible d'en faire naître. Ces cas sont trts rares, heureusement.
Jl est des malades auxquels on est obligé, après la guérison deleuR ulcères, de i)rdtiquer quelques saignées révulsives. Ces ulcères donnaient du sang, et ce sang ne pouvant plus sortir par cette voie, se porte dans les organes splanchniques, ofi il produit des congestions. — H importe aussi, après la guérison, de continuer l'usage de la comptessi(m, pour prévenir la récidive.