‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 9 sur 135 · B£S BANDAGES · texte numérisé non relu

B£S BANDAGES

viennent se réunir en formant un angle^ le coude^ par exemple^ et le genou, modérément fléchis^ le cou-de-pied ; ils se placent aussi fort bien au point d'union des membres avec le tronc.

Pour placer un bandage en huit de chiffre^ on se sert généralement d'une bande à un globe. Voici comment on procède. L'extrémité de la bande est placée obliquement au niveau de Tangle formé par la réunion de deux sections du membre que Ton veut entourer; le globe est conduit autour de la partie^ et ramené à son point de départ^ après iToir formé une première anse. La bande est alors conduite autour de la partie que la seconde anse doit envelopper^ et revient également à son point de départ; c'est là que se fait l'entrecroisement. On continue ainsi à former des anses jusqu'à ce que toute la bande soit dé-> roulée.

Ce bandage est souvent employé. H a reçu différents noms suivant les lieux où on l'applique : ainsi au cou-de-pied il prend le nom d'étrier; à l'aine il est décrit sous le nom de spica. Il est facile de reconnaître que le spica n'est qu'un bandage en huit de chiffre ; une anse embrasse la partie supérieure de la cuisse, et l'autre entoure le bassin : l'entrecroisement se fait au-dessus du grand trochanter. Le spica peut être simple ou doublcy c'est-à-dire qu'il peut embrasser, en même temps que le bassin, la racine des deux membres abdominaux; malgré cette modification^ le caractère essentiel du bandage reste le même. Le huit de chiffre est encore appliqué dans une foule de circonstances: ainsi on le place souvent à la base du pouce et autour du poignet, spica du pouce. On entoure également les deux épaules avec deux anses qui viennent s'entrecroiser devant ou derrière la poitrine, AiitV antérieur ou postérieur des épaules, etc.

D. Nœud d'emballeur [bandage noué de Gerdy). — 11 est formé de eirconvolutions horizontales qui entourent la base du crâne, et de tours drculaires verticaux qui entourent la tête et se croisent avec les précédentes à angle droit, en formant un nœud sur Tune des régions tempo* raies.

Une bande roulée à deux globes est nécessaire pour appliquer ce bandage. Le plein de la bande est posé sur une des régions temporales, ordinairement sur la région blessée ; les deux globes sont conduits autour de la tête, l'un en avant, l'autre en arrière, jusqu'à la tempe saine. Les deux bandes s'entrecroisent et sont ramenées sur la région blessée; là elles s'entrecroisent de nouveau et sont tordues Tune sur l'autre, et portées, l'inférieure en haut, la supérieure en bas, de manière (p'elles forment deux anses qui s'embrassent réciproquement par leur concavité.

Les deux globes sont alors conduits, l'un sous le menton, Tautre sur le sommet de la tête, et forment chacun une circonvolution verticale

ItUTOll. — PATH. CHIR., T. I. 6

S9 PROlifiOMÈNIS.

en s'enirecroisant sur la tempe aaine^ et en venant ae rejoindre aur la tempe mabde ; là les deux bandes sont encore entrecroiaéea» toidMa Tune sur Tautre^ et dirigées horizontalement. Tune en avant, Tattlie en arrière, après avoir fait un second nœud sur le premier. On continue ainsi jusqu'à ce qu'on ait fait quatre ou cinq nœuds Fun l'autre.

Ce bandage se relâche difficilement ; il exerce une pression forte au niveau du point où se trouvent les nœuds. Il peut donc être utile dans certains cas; cependant, comme il enveloppe toute la téte« il est assez gênant. Aussi le remplace-t-on généralement maintenaol par un bandage circulaire qui soutient des compresses disposées en pyramides au niveau du point sur lequel on veut établir une coin* pression.

E. Bandage récurrent. — Gerdy décrit sous ce nom des bandages formés de circonvolutions paraboliques et récurrentes, maintenues chacune par une circonvolution circulaire. Appliqué à la tête, il eil décrit dans les traités de bandages sous le nom de capeline. Ce ban* dage est souvent employé pour le pansement des amputations (récurrent du moignwi). Voici comment on l'applique. Le chef initial de la bande est porté sur la circonférence du moignon à deux ou trois doigts de la plaie, et décrit quelques tours circulaires ; la bande est alors renversée sur l'un des côtés du membre, l'interne par exemple; le pouce ou un doigt est placé sur le renversé pour le maintenir; le globe de la bande est ensuite dirigé en travers sur la partie inférieure de la plaie et sur le côté opposé du membre. Lorsqu'il est arrivé aa niveau des premiers tours circulaires, on fait un renversé et un oa deux tours circulaires, puis on conduit sur la plaie un second jet de bande récurrent que l'on fixe comme le premier, puis un troisième^ etc., jusqu'à ce que l'on ait recouvert toute la plaie. Ce bandage se déplaoe facilement, il ne peut ser\'ir que pour fixer certaines pièces de pansement.

) XI. — Hm bandaget pleiiu.

Ces bandages sont formés avec des pièces de linge entières et sans division, formant des carrés, des rectangles ou des triangles, suivant les usages auxquels on les destine. Ces bandages, dont Gerdy avait déjà fait ressortir les avantages dans la première édition de son Traité deg pansements (Paris, 1826), ont été préconisés (!) avec beaucoup de chaleur par Mathins Mayor^ qui pense pouvoir les substituer avec avantage

(i) Nouveau iyUème de déligation chirurgicale , 1832, in-8.

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