AFFECTIONS DES BOURSES SÉREUSES SOUS-€UTANÉES
lions faites avec une infusion de bryone dans du vinaigre. Boyer a )yé plusieurs fois avec succès une solution de SO à 60 grammes dorhydrate d'ammoniaque dans un litre d'eau. Gooch^ Camper^ D^ont également obtenu de bons effets de l'emploi de ce résolutif, favoriser Faction de ces liquides on a souvent mis en usage une ression méthodique qui peut être utile^ et qu'on pratique à l'aide mpresses pliées^ de charpie, ou de plaques d'agaric disposées r de la tumeur, recouvertes ensuite, soit d'un taffetas gommé, 'une plaque de plomb, et soutenues enfm par un bandage conlement serré. Brodie et M. Velpeau ont vu plusieurs fois la )tion du liquide succéder rapidement à l'application de vésicavolants ; quelques observations semblent également démontrer hygroma peut disparaître sous Tinfluence de frictions faites avec pommades mercurielles, l'iodure de potassium, l'iodure de 1, etc. Mais la plupart des moyens que nous venons d'énumérer ne action lente : ce n'est qu'après un temps fort long qu'on a vu usage couronné de succès, et souvent, après plusieurs mois nte, ils demeurent sans efficacité. Il ne reste alors d'autre ressource le pratiquer aux parois de la poche séreuse une solution de contiqui ouvre au liquide une issue artificielle. Cette solution de coné peut être pratiquée suivant six procédés différents. Éa'asement. — Le chirurgien applique sur la tumeur ses deux es, et en lui faisant supporter tout le poids de la partie supérieure n corps, il l'affaisse brusquement, de manière à rompre ses parois brcer le liquide de s'extravaser dans le tissu cellulaire, où il est ite résorbé. Mais nous avons vu qu'à la suite de cette déchirure, st quelquefois accidentelle, la rupture de la capsule se cicatrise, ydropisie reparaît : ce procédé n'est donc pas sûr dans ses résultats, il n'entraîne aucun accident Monro, entre les mains duquel il a ent réussi, le recommande. M. Cloquet lui doit aussi plusieurs te. On peut rapprocher de l'écrasement l'incision sous-cutanée eillée par M. Malgaigne. Nous avons pratiqué plusieurs fois, avec es, cette opération.
Ponction. — Elle peut être faite par le trocart ou par le ^rL Dès que le liquide est évacué, on rapproche les parois de la ■86 séreuse à l'aide d'une compression modérée. Ce procédé est Ae, mais expose aussi le malade aux inconvénients d'une récidive. Ponction et ifritation. — Pour obtenir plus sûrement une guérison :ale, on a imaginé de mettre les parois de la cavité séreuse en act avec un corps étranger, afin d'y développer une inflammation isive. A cet effet, Brodie promenait sur toute la surface interne i séreuse l'extrémité de la canule du trocart qui avait servi à la ;iion, et cette simple précaution a suffi. Bell et Monro ont eu recours
HiLATON. — PATH. CHIR., T. !• 3d
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au séton^ qui détermine souvent une inflammation trop vive ; M. Asselio le premier^ a fait usage des injections irritantes; il s'est servi du vîi alcoolisé; M. Vassilière^ d'un vin miellé; M. Velpeau préfère la teiotun d'iode. Ce procédé^ imité du traitement de l'hydrocèle, est presqu constamment suivi de succès.
U"" Incisioti. — Elle doit intéresser toute la partie de la capsule séreu« qui correspond aux téguments^ et a pour but de mettre en contact « surface intérieure avec l'air atmosphérique ; ce contact sufBt ordinairement pour développer sur ses parois un degré d'inflammation capabk de l'oblitérer. Gooch et Camper^ pour obtenir plus sûrement celle inflammation^ remplissaient la poche séreuse avec des bourdonneU de charpie. Mais alors on expose le malade à une inflammation très intense^ qui peut se pi*opager aux parties voisines^ et qui a été quelquefois funeste. Il est donc prudent de s'en tenir à Tincision simple.
5° Excision. — Elle consiste à enlever simultanément toute la paroi superficielle du kyste et les téguments correspondants; la paroi profondai s'enflamme et se cou\Te de bourgeons charnus; ceux-ci se transformai ensuite en tissu de cicatrice. Ce procédé^ employé par Chopart, et fim tard par M. Mosnier, donne les mCmes résultats que Tincision simples peut-être prévient-il plus souvent la reproduction de la maladie ; par contre^ il expose le malade à des inflammations plus vives.
6** Extirpation. — Elle peut être pratiquée de deux manières : tan on incise les téguments seuls^ on dissèque le kyste, et on TcnlèM' rouvrir; tantôt on incise crucialement et simult«inément la peau et séreuse ; ensuite on dissèque les lambeaux de la capsule et on la : pare entièrement. Nous avons vu A. Bérard disséquer ainsi la séreuse sus-rotulienne, dont les parois étaient épaissies et fibro-cartikai gineuses : les téguments furent ensuite réappliqués sur la plaie, qui m cicatrisa par première intention ; mais rarement les résultais de ce€li opération sont aussi simples ; le plus souvent une inflammation aiguë «en est la conséquence. M. Velpeau rapporte deux observations où eUt entraîna une terminaison funeste.
Tels sont les procédés dont le chirurgien peut disposer lorsque U^ résolutifs ont échoué; tous n'ont pas la même valeur, et cependant ofl ne saurait eu repousser aucun d'une manière exclusive. Celui qui do0< parait le plus généralement applicable est l'incision simple; immédiate' ment après nous placerions la ponction, suivie de l'injection d'un liqukk irritant. L'excision est particulièrement applicable aux cas où les tégO' ments ont été fortement contus et en partie désorganisés; Tablatioii complète du kyste est nécessaire lorsque ses parois sont épaissies H (légérléi'ées en tissu fibreux ou flbro-cartilagineux ; la ponction sinplf sera ipreféré<; l(»i*sque la tumeur est très volumineuse, couuiie celle qui* au rapiHMl de bi'odic. siégeait sur Tanglc de rouioplate. l^fin, récit'
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^ Aiient ayant plusieurs fois réussi^ ci ne déterminant aucun accident, nVi^us le conseillerons comme le procédé à suivre lorsque la tumeur sci^^ra petite.
X. Epanchements purulents, — Les collections de cette nature, observe^ «s dans les capsules séreuses, succèdent, les unes à une inflammation fir^mche, et les autres à la diathèse purulente. Nous ne nous occuperons point de ces dernières; nous dirons seulement que, si Ton en juge d^'^près les faits que possède la science, elles sont incomparablement le:s plus rares. Mais, en considérant, l** la fréquence des epanchements purulents dans les séreuses articulaires à la suite de cette affection; 2^ la multiplicité des abcès si souvent observés autour des articulations dans la même circonstance, on sera porté à penser que les séreuses &Uf)sulaircs, qui ont tant d'analogie avec les synoviales, sont assez fréilU€mment le siège de semblables dépôts, et que les abcès extra-articulaires qu'on a crus logés dans le. tissu cellulo-adipeux, occupaient quelquefois les bourses séreuses; Terreur est alors d'autant plus facile que l'indication demeurant la même, on se contente d'ouvrir l'abcès, sans se préoccuper de son siège véritable.
Anatomie et physiologie patuologiques. — Dans les epanchements purulents idiopathiques, le liquide qui distend la poche séreuse peut présenter tous les caractères du pus phlegmoneux ; mais il est plus ordinaire de le trouver mêlé à une petite quantité de sérosité trouble, à des flocons albumineux, à des débris de fausses membranes, ou à des caillots sanguins dégénérés, et ses qualités varient dans chacune de ces circonstances, suivant les proportions du mélange. Lorsque le pus est phlegmoneux, on observe sur les parois de la séreuse une fausse membrane qui augmente leur épaisseur, et leur donne un aspect grisâtre et tomenteux; lorsqu'il est séro-purulent, elles conservent en grande partie leur poli naturel.
I/C pus accumulé dans une poche séreuse tend à se faire jour au
dehors par un amincissement progressif des téguments; mais, ainsi
<lu'on l'observe dans la plupart des abcès enkystés, la perforation de la
peau est beaucoup plus tardive. Lorsque le liquide s'est ouvert une
issue au dehors, ou lorsque l'instrument lui a créé une voie artificielle,
la sécrétion purulente ne tarde pas à changer do nature : du quatrième
au huitième jour elle devient grisâtre, moins opaque, séro-purulente,
<it finit par se montrer entièrement séreuse. Telle est la terminaison
Minaire de ces epanchements ; mais on a vu aussi la perforation de la
l>ourse séreuse précéder de plusieurs jours celle des téguments, et le pus
<>epancber dans le tissu cellulaire avant de parvenir au dehors.
iiïodie, MM. Velpeau, Padieu, ont observé ce mode de terminaison.
^8 ce cas le pus s'échappe peu à peu de la poche qui le contient,
^foule le tissu cellulaire, et se rassemble sur l'un des points ambiants