AFFECTIONS DIS BOURSES SERBUSES
qu'il provoque, le retentissement qu'il a sur la santé générale snffiseat pour le faire reconnaître, car on n'observe aucun de ces symptômes dans la maladie qui nous occupe ; à la période d'ulcération, on se rappellera que le cancer se divise en lobes distincts, qu'il présente des nojaux d'induration qui manquent dans les tumeurs fongueuses des membranes séreuses; ajoutons que le cancer envahit, détruit tous lea tissus qui l'avoisinent, et que les tendons et les muscles restent intacla autour des fongosités.
Le pronostic de cette affection est grave en ce sens qu'elle finit pia détruire les mouvements, et même par amener la mort, si Part n'intervient pas, car l'affection n'a aucune tendance à disparaître spontami? ment, et elle répullule avec une extrême rapidité, si l'on a fait une op« ration incomplète.
Traitement. — Cette affection est extrêmement rebelle à tou^ ïm moyens thérapeutiques. Au début, les douches sulfureuses, les \mm sulfureux, peuvent être de quelque utilité. Lorsque la tumeur est volumineuse, on pourra se trouver bien de l'application de vésicatoi de la cautérisation transcurrente; la compression, les applications lutives peuvent encore être employées: mais pour quelques cas ^ succès, combien de fois ces moyens n'ont-ils pas échoué. Le seul nio]^« à l'aide duquel on puisse avec certitude faire disparaître les fongosèt^i articulaires^ consiste à enlever tous les tissus altérés avec le bistouri. J faut avoir soin, dans cette opération, d'extirper jusqu'à la dernière parcelle de fongosités, sans cela on aurait certainement une récidive, la cautérisation peut faire disparaître les fongositt^s, mais on s expoMi détruire les tendons ; il vaut encore mieux les disséquer, enlever leon couches les plus superficielles, que de les détruire par un caustique, eu en définitive on peut espérer qu'il n'y aura pas d'exfoliation.
Dans les cas les plus graves, lorsque la tumeur fongueuse est constdé* rable, on a été oblige de i*ecourir à l'amputation.
§11. OoBtUUOflS.
Les phénomènes que la contusion occasionne dans les bourses séreotf* des tendons diffèrent sous plusieurs rapports de ceux qu'elle provoqua dans les bourses sous-cutanées. Dans ces dernières elle produit If pte souvent des épan(;hcinents S4'»reux et sanguins ; dans les premières, * a surtout pour effet de développer une inflammation phlegmonevsf* parfois cependant on observe des caillots sanguins dans les gaines'^ tendons, mais alors Textravasation du sang se montre au-dessous to téguments, dans le tissu cellulaire et les parties voisines; la contosioii i étendu ses effets, non-seulement à la gaine des tendons, mab lUi muscles, au périoste, aux os, et laltération de la bourse lêndii
AFFECTIONS DSS B(HJAS£S SÉRErsXS DIS TENDONS. 541
â^ présente ici que comme un phénomène accessoire qui ne doit pas
tiovis arrêter. Lorsque la contusion provoque un épanchement dans les
g^iines tendineuses, cet épanchement est donc le plus souvent purulent;
niaîsy de cette observation il faut se garder de conclure qu'elle agit
A' une manière plus fâcheuse sur les bourses des tendons que sur les
>ô yeuses sous-cutanées; elle ne détermine la suppuration que lorsqu'elle
^ été très violente^ à la suite d'un écrasement, par exemple ; mais les
contusions violentes sont rares. Lorsque la contusion est modérée^ eHe
est ordinairement sans influence sur les séreuses des tendons^ tandis
qu'à ce degré elle détermine souvent dans les capsules des collections
séreuses ou sanguines. En résumé^ la contusion est la source de la plu*
part des maladies des bourses séreuses sous-cutanées; elle n'est qu'une
cause accidentelle et assez rare d'inflammation pour les bourses séreuses
des tendons.
$ m. — FUûet.
En parlant des plaies sous-cutanées^ nous avons indiqué combien celles des tendons^ et par conséquent des séreuses qui les entourent^ étaient exemptes d'accidents. Mais lorsque ces plaies communiquent avec l'air extérieur^ elles ne sont plus aussi simples; le plus souvent elles suppurent; la synovie qui lubrifle le tendon s'écoule en conservant d'abord tous ses caractères; mais cet écoulement synovial cesse vers la fin du premier jour^ lorsque l'inflammation débute^ et du troisième au quatrième jour il est remplacé par un liquide purulent. Cette suppuration offre ce caractère remarquable, qu'elle s'étend très rarement à toute la surface de la séreuse ; une membrane pyogénique établie sur les ^ules parties divisées protège les parties de la capsule qui se trouvent au delà et en deçà de la plaie, et rend les conséquences de celle-ci l^euucoup plus simples. Lorsque la cicatrisation a eu lieu, la continuité du tendon se trouve rétablie, mais avec adhérence au niveau de la blessure. Les plaies eontuses entraînent des accidents beaucoup plus fâcheux; mais ces accidents, ainsi que nous l'avons dit, dépendent beaucoup moins de l'altération des capsules tendineuses que de celle des parties voisines.
Les simples coupures seront réunies immédiatement. Si la suppura^ tioR s'en empare, on enlèvera le bandage unissant, et l'on pansera simplement. Le traitement des plaies eontuses varie suivant la nature de leur cormplic^ïtion.