‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 94 sur 135 · I||8 AFFECTIONS DES BOCRSES SÉREUSES · texte numérisé non relu

I||8 AFFECTIONS DES BOCRSES SÉREUSES

§ XV. ^- Oorpt étrangcrt.

Ces corps ^ que nous avons vus occuper quelquefois les bours**^ séi*euses sous-cutanées^ ont pour siège de prédilection les séreuses d(>*tendons; on les observe le plus souvent dans la gatnc des fendons flê chisscurs des doigts^ et dans celle des tendons extenseurs du pied, a niveau du ligament antérieur du c^rpe et supérieur du tarse.

La tumeur qu'ils produisent présente une forme bilobée; Tune d ses extrémités se montre au-dessus du ligament correspondant, Pautre au-dessous. En comprimant Tune de ses extrémités pendant q les doigts de la main opposée reposent sur Tautre^ on perçoit facilité la sensation de frottement^ de frémissement qui en est le sigi^^o pathognomoniquc ; on voit en même temps l'extrémité comprime t^h* diminuer^ et l'autre augmenter et devenir plus rénitente. Si le nomba des corps étrangers est peu considérable relativement à la ma»= liquide qui les tient en suspension, la tumeur peut offrir à la pression t

sentiment de fluctuation (|ui se combine avec la sensation caract4*ristiqi]^^c.

La tumeur formée par ces corps étrangers offre peu d'inconvénier- iN aussi longtemps qu'elle demeure limitée a un petit volume. Mais ra ment on la voit rester stationnaire : presque constamment elle fait < progrès, et après un laps de temps très variable, mais ordinaircm long, elle devient douloureuse ; et alors même qu'elle demeure indoleo elle rend les mouvements plus ditliciles, et quelquefois impossib^ ^>n Abandonnée à elle-même, elle a pour effet de rendre inutile tantô M h membre supérieur, tantAt l'inférieur, par le i*epos continu qu'elle né«j"ev site. Traitée d'une manière même rationnelle, elle expose fréqu^///. ment le malade h une inflammation suppurative, qui ^ complique &oovent de phénomènes généraux très graves, et qui peut devenir fanesle. Cette affection entraîne donc des conséquences bien différentes, suivao/ qu'elle a son siège dans les bourses sous-cutanées ou dans les séreuse des tendons. Dans le premier cas, elle est ordinairement sans danger; dans le second, elle constitue une maladie grave, l'ne opération sérieiw peut seule en amener la guérison radicale ; mais conmic elle préseoir quelquefois les suites les plus fâcheuses, le chirurgien ne doit It pntiquer que sur les vives instances du malade et aprt*s lui avoir fait eorisager les dangers.

Cette opération consiste à inciser la tumeur, atin d'ou\Tir une issot facile aux corps étrangers et au liquide qu'elle renferme : elle doitélK pratiquée sur chacune des extrémités de la tumeur, ainsi que le conseille Dupuytren, ou bien comprendre à la fois toute la hauteur dalipment annulaire et la partie de la tumeur située au-dessus. Cette section du ligament rarpien a été longtemps redoutée comme devant enirainfr

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^'î^^sue des tendons hors de l'anneau ; mais elle a été pratiquée plusieurs ^ois sans que les mouvements de la main en aient aucunement souffert. ï^îins ses premières opérations, Dupuytren, après avoir fait une double incision, passait sous le ligament annulaire, qu'il ménageait, un s^n Aont les extrémités correspondaient aux deux plaies; mais les accidents ^Inflammatoires violents qui en résultaient le déterminèrent bientôt à y Renoncer. La double incision, qui est aujourd'hui généralement usitée, suffit pour faire naître la suppuration sur toute l'étendue de la séreuse du poi([net. Pour modérer les phénomènes inflammatoires qui ne tardent pas à se développer, on aura recours à une irrigation continue avec de l'eau froide, recommandée par M. Josse (d'Amiens), et employée une fois avec le plus grand sucrés par A. Bérard.

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