‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876Chapitre 24 sur 102 · U txlloii. — G · texte numérisé non relu

U txlloii. — G

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Bf. Prat afflrme qu'il n'est pas nécessaire, pour vider la caisse des mucosités et des liquides qui l'obstruent, d'avoir recours au catbétérisme de la trompe d'Eustache, ni il la perforation du tympan, et que ce résultat peut s'obtenir à travers la membrane, suivant les lois d'endosmose et d'exosmose formulées pv Dulrociiet. 11 invoque à l'appui <lesoQ opinion les faits relatés par Graham. Celui-ci, en elfel, démontre que l'eau injectée par le conduit auditif, après avoir mouillé la membrane, l'imbibe, la pénétre, la tr Terse,etque bientôt les corps di sous dans cette eau à l'intérieur de ^ '"""'''= '"•*^^ la caisse pénètrent à leur tour la membrane en sens inverse et finissent par la traverser de dedans en de buts. S'appuyant sur ces données, M. Prat a recours à des lavages à grande eau,àl'aided'un instrument spéciaUdoublecourant(voy.ag.S7).

Fio. 37. -

Injeclcur à double eounot de H. Prit.

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et qui a pour but d'assurer le contact prolongé et la pénétration du liquide, sans choc et sans violence. Pour favoriser Tendosmose^ il joint le mouvement à la chaleur du liquide, et dans certains cas même fait intervenir la pression et l'électricité ; mais il insiste surtout sur la nécessité de prolonger Tinjection assez longtemps pour permettre à la membrane de s'en imbiber complètement.

D'autres, lorsqu'il n'est plus possible de faire pénétrer de l'air dans la caisse par suite du gonflement des parois de la trompe, préfèrent avoir recours à la ponction de la membrane du tympan.

Nous verrons plus loin quelle est la conduite à tenir lorsque l'inflammation s'est propagée aux cellules mastoïdiennes.

B. — Otile moyenne chroniciue.

L'otite moyenne chronique, désignée aussi sous le nom de catarrhe chronique de la caisse, doit être distinguée, suivant qu'elle s'accompagne ou non de suppuration, en otite moye^ine chronique non purulente et en otite moyenne chronique purulente,

!• Otite moyenne chronique non purulente. — Cette afi*ection est trèsfréquente^ s'observe à tous les âges, et revêt difi'érentes formes que nous indiquerons chemin faisant.

Étiologie. — Elle se développe d'emblée dans la caisse, sans cause apparente, et y reste localisée. Cette forme est surtout fréquente chez les vieillards. D'autres fois elle est consécutive à l'otite moyenne aigué, ou bien succède à un coryza chronique. Dans ce dernier cas, rinflammalion se propage d'abord à la trompe, puis dans l'intérieur de la caisse.

ÂNATOMiE PATHOLOGIQUE. — Lcs altérations qu'on observe dans l'otite moyenne chronique non purulente sont variables, suivant qu'elle est humide ou sèche.

Dans la foinne humide, ces altérations consistent en une hypertrophie et une hypersécrétion plus ou moins considérables de la muqueuse, moins prononcées cependant que dans l'otite aiguë; ces altérations s'observent tantôt seulement sur certains points, tantôt sur toute la muqueuse de la caisse et sur la face interne de la membrane du tympan.

Par suite de cette hypertrophie, les fenêtres ronde et ovale sont rétrécies ou même obstruées, les osselets se trouvent immobilisés, leurs articulations s'ankylosent , les ligaments et les tendons se rétractent. C'est ainsi que le manche du marteau est incliné du côté de la caisse^ que les tendons du muscle tenseur du tympan et du muscle de l'étrier deviennent immobiles. Enfin, Toynbee dit avoir observé,

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