POLYPES DE LA CAISSE DU TYMPAN
Elle se termine de différentes manières. Ou bien la perforation du tympan se cicatrise, et cette cicatrisation, n'amenant pas avec elle la guérison, devient une complication fâcheuse dans les cas où il existe des altérations des osselets ou du labyrinthe; ou bien la perforation persiste, et cependant elle n'empêche pas la disparition complète de Totorrhée et la gnérison de Totitc moyenne; ou bien encore la maladie revôt la forme granuleuse, et quand elle est négligée, elle n'a aucune tendance à la guérison.
Traitement. — Un traitement général, approprié à la constitution du sujet, doit être ici rigoureusement appliqué.
Le traitement local consiste en de fréquentes et abondantes injections d'eau tiède destinées à combattre l'accumulation et la décomposition du pus dans la caisse. Si celui-ci devient très-fétide, il faut ajouter à l'eau tiède de l'acide phénique ou tout autre désinfectanl. Chaque injection doit être suivie d'instillations de substances astringentes ou légèrement caustiques, telles que l'alun, le tannin, le sulfate de cuivre, de xinc, de nitrate d'argent, le sous-acétate de plomb.
La suppuration de la région mastoïdienne donne lieu à des indications spéciales qu'on trouvera plus loin dans le chapitre qui lui est consacré.
3<> Polypei.
Nous avons parlé plus haut des polypes qui prennent naissance dans le conduit auditif externe (voy. p. 63), et nous avons dit que des productions semblables naissent sur la membrane ou dans la caisse du tympan. Les considéralions que nous avons développées en parlant des polypes du conduit auditif externe nous permettront d'exposer en peu de mots ce que présentent de particulier les polypes de la caisse.
Ces derniers succèdent le plus souvent ii une otite moyenne purulente, et viennent faire saillie dans le conduit auditif externe en passant par une perforation de la membrane tympanique; c'est surtout dans la forme granuleuse de l'otite moyenne qu'il est fréquent de les rencontrer. Ils peuvent aussi prendre un assez grand développement dans la caisse, avant de perforer la membrane du tympan.
Les polypes de la caisse prennent leur point d'implantation, soit sur l'une des parois de cette cavité, soit dans la portion tympanique de ^^ trompe, soit sur la face interne de la membrane du tympan ou niêmc dans les cavités osseuses de l'oreille moyenne.
Leur volume varie : quelquefois ils sont très-petits; dans certains cas ils acquièrent un développement énorme, remplissent le conduit auditif et font saillie au dehors. Leur coloration est rougeâtre ou "iôme rouge vif, lorsqu'ils restent dans le conduit auditif; ils devien-
AVPECnOKB DE L'APPiREIL DE L'OCTE.
neiil blanchittres, au contraire, lorsqu'ils apparaissent à l'extéi'icud Leur consistance est également vjiriable, de mËme que leur stpucture^^ les uns sont tnuqueux, ce saut les pins fréquents; les autres sont fibreux, mais ces derniers allcignenl raremenl la dureté des fibromes du conduit auditif. Leur surface est tantôt lisse lanlAt irrégulière et coo^ stituée par de véritablq grains qui leur donnei^ l'uspect d'une grappe.
I.enr structure analoiri que est généralement, celle des tumeurs désignées sons le nom de papitlomes.
C'osl-à-dire qu'ils sont foi niL^s de nombreuses pilles recouvertes h leif surface d'épitliéliura
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lUR oi tifuéi» lur tici vlmenteux, contenant àam ,i™ii»,-«i»U|j,« leurinlérieurdenombi-eJ
Fin. 38, — Papillome de la cai^ie, coupe transverwie on centra de t> lumeur.
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" ' ' ""' " ■■--■■ vaisseaux sanguins et di
le stroma est chargé de c«1 IliIcs lymphatiques ou de globules de pus, Ce sont là les caractèi analomiques que présentait le polype dont le dessin inicrograpbiqi csl ci-pontre (fig. 38 et 39). Ce polype, qui a i^lé examiné au microscoj
Fir.. 39. — Même iiimcur, eoupe nir le bord du papillon
par M. Ilanvier, avait été enlevé par M. G. Dosaréncs sur une jeuii mie de douze ans. Il avait son point de départ dans la caisse et faisi saillie dans le conduit auditif externe, après avoir déterminé une Iw'