‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876Chapitre 31 sur 102 · AFFECTIONS DE L'OREILLE INTERNE · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DE L'OREILLE INTERNE

Lorsqu'il existe un abcès dans le cerveau ne communiquant pas avec le rocher, on ne constate aucun signe qui puisse faire soupçonner la présence de cet abcès.

Cette affection présente une marche très-lente.

Le pronostic est de la plus haute gravité ; en effet, la maladie ne tarde pas à se compliquer d'accidents très-graves tels que la méningite, Tencéphalite ou la phlébite des sinus crâniens ou Tinfection purulente, et jasqu'ici tous les cas observés se sont terminés par la mort.

Le traitement consiste à combattre les accidents inflammatoires par les moyens appropriés tels que révulsifs, antiphlogisliques, etc., et à ouvrir de bonne heure les abcès qui se forment à la région mastoïdienne ou ailleurs.

Si les tubercules se sont développés assez près de Tapophyse mastolde, on peut chercher à agir sur eux directement par les caustiques ; mais nous avons obtenu de meilleurs résultats en évacuant la matière tuberculeuse et, suivant le conseil de Tassel, en trépanant Tapophyse mastoîde dans le but de modifier les tissus par des injections iodées ou alcoolisées.

ARTICLE IX

AFFECTIONS DE l'OREILLE INTERNE.

Nous décrirons uniquement, sous le titre de maladies de l'oreille ï«/«w, celles du labyrinthe, contrairement aux auteurs qui, sous ce nom, comprennent aussi celles de Toreille moyenne. Cette division, conforme aux données de Tanalomie normale, est également justifiée par les progrès de Tanatomie pathologique. Toutefois, on ne possède encore que des notions très-incomplètes sur les maladies de l'oreille interne.

Nous parlerons des affections traumatiques^ des affections inflammatoires^ et nous dirons quelques mots d'autres maladies plus rares telles que Vostéite, la nécrose, les exostoses; Vépaississement ou Yatrophie des parties membraneuses.

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